La hausse de la CSG a été votée, mais de nombreux placements y échappent. La hausse de la CSG prévue dans le cadre du budget de la Sécurité sociale 2026 suscitait de vives inquiétudes. Initialement pensée comme une mesure large, elle aurait pu impacter l’ensemble des revenus du patrimoine. Mais un amendement gouvernemental a limité son champ d’application. Résultat : plusieurs placements financiers et immobiliers restent protégés. Voici, de manière détaillée, la liste des produits exclus de cette hausse et les conséquences concrètes pour les épargnants.
Livrets réglementés : toujours exonérés
Aucune surprise ici : le Livret A, le LEP, le livret jeune et le LDDS restent entièrement exonérés d’impôts et de prélèvements sociaux. Ces livrets d’épargne réglementée bénéficient d’un statut fiscal très avantageux, qui n’est pas remis en cause. Leur rendement peut paraître faible en comparaison à d’autres produits, mais cette exonération totale reste un atout majeur, surtout dans un contexte où certains produits sont de plus en plus taxés. Retrouvez notre article sur LDDS 2026 : ce que vous allez vraiment toucher… et ce que vous perdez.
Épargne logement : PEL et CEL préservés
Les Plans d’Épargne Logement (PEL) et Comptes d’Épargne Logement (CEL) échappent eux aussi à la hausse de la CSG. Leurs intérêts et primes ne subiront aucun relèvement de cotisations sociales : le taux restera à 17,2 %. Cette décision vise à préserver l’attractivité de ces produits, notamment pour les jeunes ménages qui s’en servent comme levier pour accéder à la propriété. Le PFU reste fixé à 30 % pour les PEL de plus de 12 ans.
Assurance vie et PER : stabilité fiscale maintenue
Les contrats d’assurance vie et plans d’épargne retraite (PER) sont explicitement cités dans l’amendement comme étant exclus de la hausse. Tous les bons ou contrats de capitalisation restent donc soumis aux règles actuelles, avec 17,2 % de prélèvements sociaux. Cela représente une bonne nouvelle pour les épargnants à long terme, qui craignaient une érosion de leurs rendements. Le PFU reste inchangé à 30 %, sauf cas spécifiques d’exonération après 8 ans.
Revenus immobiliers : pas de changement pour les loyers ni les plus-values
Les revenus fonciers, notamment les loyers perçus dans le cadre de l’immobilier locatif, ne subiront aucune hausse de CSG. Idem pour les plus-values immobilières, qui conservent leur régime fiscal actuel. Pour les propriétaires bailleurs, c’est un soulagement important, alors que l’investissement immobilier reste sous pression fiscale. Cette mesure vise à ne pas décourager l’investissement locatif, déjà impacté par les réformes sur la fiscalité locale et les normes énergétiques. Retrouvez également notre article sur les impôts : ces 5 dates à ne surtout pas rater en décembre pour éviter une mauvaise surprise en 2026.
Quels placements restent concernés par la hausse ?
La hausse de la CSG à 10,6 % ne s’appliquera qu’à certains placements :
- Les livrets bancaires classiques (hors épargne réglementée)
- Les comptes à terme
- Les comptes-titres et plans d’épargne en actions (PEA)
- Les placements non logés dans une enveloppe fiscale
Autrement dit, seuls les produits non défiscalisés ou non protégés par un cadre légal sont touchés. Cette hausse prendra la forme d’une nouvelle contribution financière pour l’autonomie (CFA).
Conclusion
La hausse de la CSG votée en décembre 2025 épargne une large majorité de placements populaires. Livret A, PEL, assurance vie, immobilier locatif : autant de produits qui conservent leur régime fiscal actuel. Les épargnants peuvent donc souffler… pour le moment. Et vous, pensez-vous que cette réforme est juste ? Partagez votre avis en commentaire !
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