La Banque de France propose un Livret A à 1,7 % au 1ᵉʳ août 2026 : ce ne serait pas un jackpot pour les épargnants, mais ce petit relèvement éviterait une baisse de moral supplémentaire sur l’épargne sans risque.
Le Livret A pourrait remonter légèrement. Le 15 juillet 2026, la Banque de France a proposé de relever son taux de 1,5 % à 1,7 % à partir du 1ᵉʳ août 2026. Le LDDS suivrait le même mouvement, avec un taux identique.
Attention toutefois : ce taux n’est pas encore définitif. Il doit encore être validé par Bercy. Tant que cette étape n’est pas passée, il faut parler d’une proposition, pas d’une décision actée.
Pour les ménages, le message est assez simple : la hausse serait réelle, mais limitée. Elle ne transforme pas le Livret A en placement miracle. Elle permet surtout d’éviter un scénario trop mou, au moment où beaucoup d’épargnants surveillent chaque dixième de point.
Une hausse à 1,7 % qui améliore peu le rendement
Passer de 1,5 % à 1,7 %, cela se voit sur le papier. Dans le portefeuille, c’est plus discret. L’écart représente 0,2 point de rendement annuel, avant prise en compte du plafond et des sommes réellement placées.
Exemple concret : sur 10 000 euros laissés pendant un an complet, un taux de 1,5 % produit 150 euros d’intérêts. À 1,7 %, le gain monte à 170 euros. La différence est donc de 20 euros sur l’année.
Ce n’est pas négligeable pour un placement garanti, liquide et défiscalisé. Mais ce n’est pas non plus une bascule qui change le budget d’un foyer. Voilà pourquoi il faut garder la tête froide : la hausse proposée améliore le rendement, sans effacer la faiblesse générale des rémunérations de précaution. Retrouvez notre article sur le LEP à 3 %, Livret A à 1,9 % ? Les hausses envisagées pour cet été.
Le Livret A garde surtout son rôle habituel. Il sert à placer une réserve disponible, pas à faire grossir fortement un capital. Pour l’argent de sécurité, c’est pratique. Pour chercher du rendement, ce n’est pas le bon outil.
Le LDDS suivrait, le LEP resterait mieux rémunéré
Le LDDS devrait suivre le même taux que le Livret A. Si la proposition est validée, lui aussi passerait donc à 1,7 % au 1er août 2026. Pour les épargnants qui utilisent les deux livrets, la lecture serait simple : même rémunération, même logique de placement liquide.
Le point le plus intéressant concerne plutôt le LEP. Le Livret d’épargne populaire resterait à 2,5 %, alors que la formule de calcul aurait abouti à 2,2 %. C’est une différence importante pour les foyers éligibles.
Là encore, pas besoin de vendre du rêve. Mais si un ménage peut ouvrir ou conserver un LEP, le taux proposé resterait nettement supérieur à celui du Livret A. Sur 5 000 euros placés pendant un an, un taux de 2,5 % représente 125 euros d’intérêts, contre 85 euros à 1,7 %.
Le vrai réflexe utile est donc de vérifier son éligibilité au LEP. Beaucoup de foyers se concentrent sur le Livret A par habitude, alors que le LEP peut mieux rémunérer l’épargne disponible quand les conditions de revenus sont remplies.
Pourquoi cette proposition évite une mauvaise surprise
La mauvaise surprise aurait été de voir les taux suivre une trajectoire plus décevante, surtout après plusieurs prévisions contradictoires. La nouveauté ici tient à la proposition formelle de la Banque de France : elle donne une direction claire, même si Bercy doit encore trancher.
Pour le Livret A, 1,7 % reste modeste. Mais c’est mieux qu’un statu quo à 1,5 %, et cela limite la sensation de décrochage pour les épargnants qui gardent une partie de leur argent sur des produits réglementés.
Pour le LEP, le maintien à 2,5 % serait encore plus parlant. La formule aurait pu conduire à un taux plus bas. Le choix proposé préserverait donc un écart utile pour les ménages modestes, à condition que la validation finale confirme cette orientation.
En pratique, la bonne décision ne consiste pas à déplacer son épargne dans la panique. Il faut d’abord attendre la confirmation officielle, puis vérifier la répartition de son argent : une réserve courte sur Livret A ou LDDS, un LEP en priorité si l’on y a droit, et le reste seulement si l’on accepte d’autres horizons de placement. Retrouvez aussi notre article sur vers 1,8 % au 1er août : pourquoi le Livret A va sortir de son creux.
Le relèvement proposé ne change pas tout. Il évite surtout que l’épargne réglementée donne l’impression de reculer au pire moment. Et parfois, sur un produit aussi populaire que le Livret A, un petit dixième de point en plus suffit déjà à rendre la pilule moins amère.
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