Avec une revalorisation de 0,9 % du barème 2026, un célibataire devient imposable au-delà de 17 595 € de revenus et un couple sans enfant à partir de 32 859 €. La loi de finances 2026, publiée au Journal officiel le 20 février, acte le nouveau barème de l’impôt sur le revenu. Derrière cette mise à jour technique, un enjeu concret pour des millions de foyers : déterminer précisément le revenu à ne pas dépasser pour rester non imposable sur les revenus perçus en 2025 et déclarés au printemps 2026.
Une revalorisation de 0,9 % qui relève les seuils d’entrée dans l’imposition
Le gouvernement n’a pas retenu l’option d’un gel des tranches. Les tranches progressent de 0,9 %, ajustement mesuré qui entraîne mécaniquement un relèvement des seuils d’entrée dans l’imposition. Ce calibrage, discret en apparence, modifie pourtant la frontière entre exonération et taxation pour de nombreux foyers. Pour une personne seule disposant d’une part fiscale, le seuil s’établit à 17 595 € de revenus 2025. En dessous de ce montant et sous réserve d’un impôt calculé inférieur à 61 €, aucune somme ne sera exigée. Découvrez notre article sur les impôts 2026 : pourquoi votre pension pourrait vous laisser plus d’argent.
Les seuils par situation familiale pour les couples et familles
La composition du foyer modifie sensiblement les seuils d’imposition. Un couple marié ou pacsé bénéficiant de deux parts fiscales devient imposable à partir de 32 859 €. L’arrivée d’enfants décale encore la limite : 38 659 € pour un enfant (2,5 parts), 44 459 € pour deux enfants (3 parts), 56 059 € pour trois enfants (4 parts) et 67 659 € pour quatre enfants (5 parts). Le mécanisme du quotient familial atténue ainsi la pression fiscale proportionnellement aux charges de famille du foyer fiscal.
Le cas spécifique du parent isolé
La situation diffère pour un parent assumant seul la charge exclusive d’un ou plusieurs enfants. Avec 1,5 part fiscale (un enfant), le revenu annuel doit rester sous 23 395 € pour éviter l’imposition. Avec 2,5 parts (deux enfants), la limite atteint 34 995 €. Ces seuils plus favorables que pour un célibataire sans enfant traduisent la prise en compte spécifique par le législateur des charges particulièrement lourdes pesant sur les familles monoparentales dans le calcul de l’impôt sur le revenu.
Comment calculer son vrai revenu de référence
Comparer son salaire net mensuel à ces seuils ne suffit pas. Le calcul repose sur le revenu net imposable, obtenu après addition de l’ensemble des revenus perçus en 2025, puis déduction des abattements applicables, des charges déductibles et des éventuels déficits fonciers ou professionnels. Un dépassement marginal du seuil ne conduit pas automatiquement à un paiement : les réductions et crédits d’impôt (emploi à domicile, dons, garde d’enfants) peuvent neutraliser totalement l’impôt calculé. La frontière entre imposable et non imposable ne se résume donc pas à une simple comparaison arithmétique. Retrouvez aussi notre article sur les impôts 2026 : ces deux dates à surveiller en mars et l’annonce imminente du fisc.
Conclusion
La fixation du barème de l’impôt sur le revenu 2026 avec ses nouveaux seuils d’exonération est une donnée clé à connaître pour les salariés à temps partiel, les retraités aux pensions modestes et les jeunes actifs en début de carrière. Une simulation de sa situation dès maintenant permet d’anticiper sereinement la campagne de déclaration de printemps. Êtes-vous proche du seuil d’imposition avec le nouveau barème 2026 et avez-vous déjà simulé votre situation fiscale ? Donnez votre avis en commentaire.
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