Le Portugal n’a plus la cote : ces 4 destinations en Asie deviennent les nouveaux paradis financiers des retraités en 2026

Depuis la fermeture du régime fiscal RNH en 2024, les retraités français abandonnent le Portugal pour quatre destinations asiatiques offrant des coûts de vie 40 à 60 % plus bas et des programmes gouvernementaux d’accueil structurés.

Pourquoi le Portugal a perdu sa couronne : la fin du RNH expliquée

Le RNH a été mis en place en 2009 et appliqué à partir de 2013. Pour les arrivées postérieures à avril 2020, les pensions étaient soumises à un taux forfaitaire de 10 % pendant dix ans. C’était l’offre fiscale la plus compétitive d’Europe pour les retraités étrangers.

Ce régime n’existe plus pour les nouveaux retraités. Comme le précise Cyril Jarnias, spécialiste de l’expatriation financière : « Le RNH a offert un taux forfaitaire de 10 % pendant dix ans pour les arrivées après 2020, mais ce régime n’existe plus pour les nouveaux retraités. »

Son successeur, l’IFICI (Incentive for Scientific Research and Innovation), applique un taux de 20 % sur certains revenus professionnels portugais. Il ne propose aucun avantage pour les retraités (Cyril Jarnias, guide retraite Portugal 2024).

Le résultat est mécanique. Un retraité percevant 36 000 € de pension annuelle paie désormais 10 095 € d’impôts au Portugal, soit un taux effectif de 28 %. La même pension est imposée à 16-17 % dans les destinations asiatiques retenues, soit environ 6 000 € (Cyril Jarnias, guide retraite Portugal 2024). Soit 4 000 € de pouvoir d’achat annuel perdus.

La suppression du RNH coïncide précisément avec le renforcement des programmes d’accueil asiatiques : le MM2H en Malaisie, le SRRV aux Philippines, le visa LTR en Thaïlande. La migration vers l’Asie est une réponse directe à deux signaux simultanés : la fermeture du RNH et le renforcement des programmes d’accueil asiatiques.

Mais où aller concrètement ? Quatre destinations asiatiques offrent désormais des alternatives crédibles avec des visas de retraite officiels et des coûts documentés. Découvrez notre article sur l’exil doré, retour amer : la fin du statut RNH plonge des seniors dans l’incertitude pour le Portugal.

Les 4 destinations asiatiques qui remplacent le Portugal : coûts, visas et avantages

La Thaïlande est classée 4e, le Vietnam 5e et l’Indonésie 8e dans le classement Expat Insider 2025 des meilleures destinations pour expatriés (Expat Insider 2025, septembre 2025). Ce n’est pas un classement de tourisme : c’est un classement de qualité de vie résidentielle, établi auprès d’expatriés installés. Trois des quatre destinations retenues figurent dans ce top 10.

Penang, Malaisie

Penang combine un coût de vie parmi les plus bas d’Asie du Sud-Est avec un système de santé universel géré par l’État. Les soins privés y restent abordables, avantage décisif pour les retraités (aufeminin.com, avril 2026). La ville accueille une communauté d’expatriés établie depuis plusieurs décennies. L’immobilier locatif et l’alimentation y sont significativement moins chers qu’en Europe. Le programme MM2H (Malaysia My Second Home) encadre l’installation des retraités étrangers avec un visa dédié.

Hoi An, Vietnam

À Hoi An, la location d’une petite maison coûte 500 dollars par mois. Un repas au restaurant revient à moins de 5 dollars par personne (aufeminin.com, avril 2026). Le Vietnam est classé 5ᵉ destination mondiale pour les expatriés selon l’Expat Insider 2025. Hoi An concentre les atouts du pays dans un cadre patrimonial classé à l’UNESCO.

Dumaguete, Philippines

La Philippine Retirement Authority reconnaît Dumaguete parmi ses destinations retraite prioritaires, avec des services administratifs adaptés aux étrangers. Cette reconnaissance implique des infrastructures orientées retraités, une administration rodée aux dossiers d’installation étrangers, et un visa dédié : le SRRV (Special Resident Retiree Visa).

Chiang Rai, Thaïlande

Chiang Rai compte moins de 100 000 habitants (aufeminin.com, avril 2026). Loin du tourisme de masse de Chiang Mai ou de Bangkok, la ville offre une qualité de vie tranquille à des coûts contenus. La Thaïlande est classée 4e destination mondiale pour les expatriés (Expat Insider 2025, septembre 2025). Chiang Rai en est la version sans surpopulation touristique. Le visa LTR (Long-Term Resident) thaïlandais est accessible aux retraités remplissant des conditions de revenus.

Ces quatre destinations disposent toutes de programmes gouvernementaux structurés pour accueillir les retraités étrangers.

Comment s’installer concrètement : les visas de retraite asiatiques expliqués

Chaque destination dispose d’un programme officiel conçu pour attirer des retraités étrangers avec des revenus stables.

Le MM2H en Malaisie (Penang)

Le programme Malaysia My Second Home est le plus ancien d’Asie du Sud-Est. Il a été réformé en 2021 pour relever les conditions d’accès, puis partiellement assoupli en 2023. Des variantes régionales (Sarawak, Sabah) ont depuis été introduites, avec des conditions spécifiques. Il exige aujourd’hui un dépôt bancaire fixe en Malaisie et la preuve de revenus mensuels réguliers. En contrepartie, il offre un visa de longue durée renouvelable, le droit de posséder un véhicule et des avantages douaniers sur les biens importés.

Les conditions précises varient selon le statut du demandeur. Un accompagnement par un agent agréé MM2H est recommandé pour constituer le dossier.

Le SRRV aux Philippines (Dumaguete)

Le Special Resident Retiree Visa est géré par la Philippine Retirement Authority (PRA). Il est accessible dès 50 ans avec une pension prouvée, ou dès 35 ans avec un dépôt bancaire plus élevé. Il offre une résidence permanente, des exemptions douanières sur les biens personnels et des avantages fiscaux sur les revenus de source étrangère.

Dumaguete, reconnue destination retraite prioritaire par la PRA, concentre les services administratifs adaptés à ce visa. Les délais de traitement y sont généralement plus courts que dans d’autres villes.

Le visa LTR en Thaïlande (Chiang Rai)

Le Long-Term Resident Visa thaïlandais a été lancé en 2022. Pour les retraités, il exige un revenu passif prouvé d’au moins 80 000 dollars annuels, ou un patrimoine financier équivalent. En contrepartie, il offre dix ans de résidence renouvelable, une exonération d’impôt sur les revenus de source étrangère et un accès simplifié aux services administratifs.

Ce seuil de revenu est élevé. Il cible les retraités avec des pensions confortables. Pour les budgets plus modestes, le visa de retraite standard thaïlandais (Non-Immigrant O-A) reste accessible dès 50 ans avec des conditions moins contraignantes.

Le Vietnam : un cadre en construction

Hoi An et le Vietnam ne disposent pas encore d’un visa de retraite dédié comparable aux trois autres destinations. Les retraités étrangers s’y installent généralement via des visas de longue durée renouvelables ou des visas d’investissement. Le gouvernement vietnamien a allongé les durées de séjour en 2023 (e-visa porté à 90 jours, visas longue durée élargis). La situation réglementaire reste évolutive et mérite une vérification auprès des autorités consulaires avant toute démarche. Retrouvez aussi notre article sur la retraite à l’étranger : cette île aux eaux turquoise rivalise avec les Maldives et se trouve à seulement quelques heures de la France.

Conclusion

Le Portugal n’a pas disparu de la carte des retraités, mais il a perdu son monopole fiscal. L’Asie du Sud-Est l’a remplacé avec des offres plus structurées et des économies réelles, mesurables dès la première année d’installation.

Pour un retraité français cherchant à optimiser son pouvoir d’achat, le choix ne se joue plus entre Portugal et France. Il se joue désormais entre quatre destinations asiatiques dotées de visas officiels, de communautés d’expatriés établies et de coûts de vie documentés.

4 000 € d’économies fiscales par an : c’est le prix d’un billet d’avion aller-retour et d’un premier mois de loyer à Hoi An. La question n’est plus si l’Asie est envisageable, mais laquelle choisir.

En tant que jeune média indépendant, CESdeFrance a besoin de votre aide. Soutenez-nous en nous suivant et en nous ajoutant à vos favoris sur Google News. Merci !

Suivez-nous sur Google News

Laisser un commentaire

* Cesdefrance.fr est un média économique indépendant, dédié à l’analyse de l’actualité économique, financière et immobilière. L’accès à Cesdefrance.fr est gratuit et son modèle économique repose notamment sur la publicité et les partenariats stratégiques.