À partir de 2026, les retraités de 70 à 79 ans perdront l’exonération de cotisations patronales pour l’aide à domicile, alourdissant leur facture de 2,5 à 3 euros par heure.
L’âge limite pour l’exonération de cotisations patronales passe de 70 à 80 ans dès 2026. Cette mesure touchera 350 000 retraités employant une aide à domicile, avec un surcoût de 100 à 120 euros par mois pour 10 heures d’aide hebdomadaire.
350 000 retraités perdront l’exonération d’impôts : le surcoût détaillé
Environ 350 000 particuliers employeurs de 70 à 79 ans perdront l’avantage fiscal (estimations gouvernementales, mi-mars 2026).
Le surcoût s’élève à 2,5 à 3 euros par heure d’aide à domicile (estimations gouvernementales, mi-mars 2026). Pour un retraité employant une aide à domicile 10 heures par semaine, la facture mensuelle augmentera de 100 à 120 euros.
L’âge limite pour bénéficier de l’exonération de cotisations patronales passe de 70 à 80 ans dès 2026. Cette mesure gouvernementale supprime un dispositif fiscal qui permettait aux retraités de ne pas payer les charges patronales sur les salaires de leurs employés à domicile. Découvrez notre article sur les retraites Agirc-Arrco : votre attestation fiscale 2026 est enfin disponible, découvrez comment l’obtenir.
Qui reste exonéré ? Les exceptions APA et PCH qui changent tout
Les retraités bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou de la Prestation de compensation du handicap (PCH) conservent l’exonération quel que soit leur âge (décret imminent prévu par la loi de finances 2026). Cette exception protège les personnes en situation de dépendance reconnue.
L’objectif d’économies visé par cette mesure atteint 100 millions d’euros par an (ministère du Travail et des Solidarités, 2026). Le gouvernement justifie cette réforme par une volonté de cibler les aides.
« Il n’était pas normal que ce dispositif serve de niche sociale boostée pour permettre à certaines personnes de ne rien payer pour la protection sociale de leurs employés à domicile », indique le ministère du Travail et des Solidarités (avril 2026).
Crédit d’impôt et opposition du secteur : ce qui change vraiment
Le crédit d’impôt de 50% pour l’emploi d’un salarié à domicile reste en place avec un plafond de 12 000 euros de dépenses par an (législation existante, 2026). Ce dispositif fiscal permet de récupérer la moitié des sommes versées, dans la limite de 6 000 euros par an.
Neuf organisations du secteur de l’aide à domicile ont écrit au gouvernement mi-mars pour dénoncer le texte (fédérations du secteur de l’aide à domicile, mi-mars 2026). Ces professionnels craignent une baisse de la demande et des suppressions d’emplois.
La mesure gouvernementale maintient donc un soutien fiscal via le crédit d’impôt, mais supprime l’exonération de cotisations patronales pour les retraités de 70 à 79 ans non dépendants. Pour aller plus loin, retrouvez aussi notre article sur les retraités : cette mauvaise nouvelle va coûter plus cher aux seniors dépassant cet âge en 2026.
Le gouvernement économise 100 millions d’euros en ciblant les retraités non dépendants de 70-79 ans, tout en préservant les bénéficiaires de l’APA et de la PCH. Les professionnels du secteur dénoncent cette mesure qui pourrait fragiliser l’emploi à domicile. Êtes-vous concerné par l’APA ou la PCH pour conserver votre exonération ?
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