La hausse de la CSG votée dans le budget de la Sécurité sociale 2026 frappe tous les plans d’épargne retraite (PER), y compris les contrats assurantiels. Résultat : les prélèvements sociaux passent de 17,2 % à 18,6 %, une évolution qui pèse sur la rentabilité de ce produit d’épargne long terme. Le gouvernement a tranché : tous les PER seront soumis à la hausse de la CSG en 2026. Une clarification qui met fin à plusieurs semaines de flou entretenu autour des PER assurantiels, que certains espéraient épargnés.
Une hausse de la CSG confirmée pour tous les PER
La Direction générale des finances publiques (DGFIP) l’a confirmé : aucun PER n’échappe à la hausse, qu’il soit bancaire ou assurantiel. Cette mesure fait suite à l’adoption de l’amendement n°1104 au budget de la Sécurité sociale. Le taux de la CSG passe ainsi de 9,2 % à 10,6 %, entraînant mécaniquement une hausse des prélèvements sociaux globaux à 18,6 % pour les détenteurs de PER. Découvrez notre article sur la hausse de la CSG : ces retraités qui vont perdre de l’argent dès février.
La flat tax grimpe aussi, impactant les plus-values
Autre conséquence directe : la flat tax ou prélèvement forfaitaire unique passe de 30 % à 31,4 %. Cette évolution concerne les plus-values réalisées lors d’une sortie en capital à la retraite, à condition que les versements aient été déduits du revenu imposable pendant la vie active. Dans ce cas, la fiscalité s’alourdit, diminuant la performance nette du placement, souvent utilisée comme levier d’optimisation fiscale.
Une fiscalité de plus en plus complexe à anticiper
Les modalités d’imposition d’un PER dépendent de l’origine des versements et de la manière dont on en récupère les fonds (capital ou rente). En cas de sortie anticipée, les plus-values restent soumises à la CSG, désormais à 18,6 %, mais le capital reste exonéré. Ce changement impose aux épargnants d’être plus vigilants dans le suivi de la fiscalité applicable à leurs compartiments.
Les autres placements épargnés par la réforme
Bonne nouvelle toutefois pour les détenteurs d’autres placements. Les Livret A, LDDS, LEP, CEL et PEL ne sont pas concernés par cette hausse. Le gouvernement a souhaité préserver les produits d’épargne réglementée, jugés essentiels pour les Français modestes. En revanche, le PER, en tant que placement volontaire, subit l’ajustement dans un contexte budgétaire contraint. Retrouvez également notre article sur l’assurance vie : voici les bonus cachés que proposent déjà BNP et La Banque Postale en 2026.
Conclusion
Cette hausse de la CSG sur les PER vient assombrir la fiscalité de ce produit pourtant conçu pour encourager la retraite par capitalisation. Il est donc crucial d’évaluer avec précision la rentabilité nette de votre contrat et de bien comparer les options de sortie. Et vous, pensez-vous que le PER reste un bon outil d’épargne ? Partagez votre avis en commentaire.
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