Des milliers de futurs retraités risquent une mauvaise surprise en 2026. Un simple oubli sur leur relevé de carrière peut provoquer une perte importante sur leur pension de retraite.
Ce n’est ni une fraude ni un dysfonctionnement informatique, mais un décalage fréquent entre les données détenues par différents organismes. Résultat : certains trimestres ne sont pas comptabilisés, ce qui peut entraîner une baisse de pension pouvant atteindre 150 euros par mois, de façon durable.
Un document essentiel souvent négligé
Tout part du relevé de carrière. Ce document officiel récapitule l’ensemble des trimestres validés au cours de la vie professionnelle. Il est utilisé pour calculer le montant de la retraite lors de la liquidation des droits. S’il manque des périodes, la pension sera calculée sur une base incomplète.
Le problème, c’est que beaucoup de personnes ne prennent pas le temps de le vérifier, ou le consultent trop tard pour demander une correction efficace.
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Des trimestres invisibles, mais valides
Certaines périodes sont dites « assimilées » et ne sont pas toujours bien remontées dans les bases de données des caisses de retraite. Cela concerne notamment les périodes de chômage non indemnisé, les congés parentaux, les arrêts maladie prolongés ou les carrières hachées.
Entre la CAF, la CPAM et France Travail, des informations peuvent se perdre ou ne jamais être transmises. Des trimestres pourtant valables disparaissent alors du relevé.
Les femmes plus exposées à ces oublis
La législation prévoit huit trimestres validés par enfant. Mais en réalité, ces trimestres sont parfois mal enregistrés ou mal attribués. C’est particulièrement vrai pour les congés maternité ou parentaux datant de plusieurs décennies. Les femmes sont donc plus souvent concernées par ces omissions silencieuses, avec un impact direct sur leur pension future.
Une décote qui pèse sur toute une vie
La retraite de base vise 50 % du salaire annuel moyen, à condition d’avoir validé le nombre de trimestres requis. Pour la génération née en 1965, il faut 172 trimestres pour éviter une décote. Si ce seuil n’est pas atteint avant 67 ans, une réduction de 0,625 % par trimestre manquant s’applique.
Par exemple, si 12 trimestres sont absents, la pension de base est réduite de 7,5 %. En ajoutant les conséquences sur la retraite complémentaire, la perte mensuelle peut facilement atteindre 150 euros. Et cette somme est perdue à vie, sauf régularisation.
Il est encore temps de corriger
Heureusement, il est possible de rectifier son relevé avant la liquidation. Pour cela, il faut se connecter sur le site Info-retraite.fr et consulter son Relevé de Situation Individuelle. En cas d’erreur, un service dédié permet d’envoyer les justificatifs nécessaires : bulletins de salaire, attestations de congé parental, relevés de l’assurance maladie, ou encore documents militaires. Si la demande est complexe, un courrier adressé à votre Carsat peut débloquer la situation.
Agir tôt pour éviter la décote
La meilleure solution est de commencer ces vérifications dès 55 ans. Cela laisse le temps de repérer les éventuels manques, de rassembler les preuves et de régulariser votre dossier sans stress. Une fois que la retraite est liquidée, il devient beaucoup plus difficile – voire impossible – d’obtenir une correction.
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