Une revalorisation des pensions de base est envisagée pour janvier 2026. Mais à quoi faut-il réellement s’attendre sur votre virement de février ?
Chaque début d’année est synonyme de hausse attendue des pensions. En 2026, le gouvernement envisage une augmentation d’environ 1 %, sous réserve d’amendements votés dans le budget de la Sécurité sociale. Faut-il s’attendre à un vrai coup de pouce ou à une hausse symbolique ? Décryptage de ce que cela pourrait réellement changer… ou pas.
Une hausse de 1 %… uniquement pour la pension de base
Le chiffre circule : +1 % dès janvier 2026. Mais attention, cette hausse ne concerne que la pension de base, versée par la CNAV ou la Carsat. La retraite complémentaire Agirc-Arrco, elle, reste gelée pour toute l’année 2026, après une décision entérinée début novembre 2025.
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Concrètement, combien allez-vous gagner en plus ?
Voici l’impact estimé d’une hausse de 1 % selon différents profils de retraite :
| Montant brut pension de base | Hausse estimée (1 %) | Nouveau montant |
|---|---|---|
| 800 € | +8 € | 808 € |
| 1 100 € | +11 € | 1 111 € |
| 1 692 € (moyenne nationale) | +17 € | 1 709 € |
| 2 500 € | +25 € | 2 525 € |
L’augmentation nette pourrait être légèrement inférieure selon les prélèvements sociaux (CSG, CRDS). La hausse sera visible sur le virement du 9 février 2026.
Pourquoi cette hausse arrive-t-elle maintenant ?
Initialement, le gouvernement prévoyait une année blanche en 2026, sans revalorisation, afin de faire des économies. Mais face à la pression des oppositions et à la colère des retraités, le Premier ministre Sébastien Lecornu a ouvert la porte à un « dégel » partiel.
Cette hausse de 1 % serait calculée sur l’inflation hors tabac constatée sur 12 mois glissants. C’est une règle technique, appliquée chaque année, mais sous conditions politiques.
Faut-il s’en réjouir ? Un soulagement… mesuré
Même si cette hausse représente une bonne nouvelle après des mois d’incertitude, elle reste loin des besoins exprimés par les retraités, notamment les plus modestes.
Avec une inflation toujours présente sur l’alimentation, l’énergie ou les mutuelles, cette revalorisation ne suffira pas à rétablir un pouvoir d’achat stable.
Et pour la complémentaire Agirc-Arrco ? Toujours bloquée
Alors que plus d’un tiers de la pension totale des salariés du privé provient de l’Agirc-Arrco, le gel décidé en novembre 2025 restera en vigueur jusqu’en novembre 2026, sauf revirement inattendu.
Autrement dit, votre revenu global de retraite évoluera très peu, voire pas du tout, si votre base est déjà faible et votre complémentaire dominante.
À retenir pour janvier 2026
- Une revalorisation de 1 % est envisagée pour la pension de base
- L’impact sera modéré : entre 8 et 25 € par mois selon votre niveau
- La complémentaire Agirc-Arrco reste gelée, sans revalorisation prévue
- Le versement revalorisé sera visible le 9 février 2026
Conclusion : une hausse, oui… mais pour quoi faire ?
Si le geste du gouvernement est bienvenu, son effet sur le quotidien des retraités sera limité. Pour beaucoup, la déception persiste : avec un pouvoir d’achat toujours sous tension, la hausse annoncée n’est qu’une respiration.
Partagez votre avis : trouvez-vous cette revalorisation suffisante ? Faut-il aller plus loin pour préserver le niveau de vie des retraités ?
D’ici la fin de l’année 2025, les associations de retraités devraient intensifier leur mobilisation pour une réforme plus ambitieuse : certains plaident déjà pour une indexation directe sur l’inflation réelle subie par les seniors, et non sur des indices techniques. Un combat à suivre de près dans les débats de début 2026.
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