Depuis janvier, les retraités constatent des variations sur le montant net de leur pension. En cause : l’application anticipée des nouveaux taux de CSG, calculés dès le début de l’année sur la base des revenus 2024. Cette actualisation vise à éviter les rattrapages printaniers habituels, mais peut faire baisser le net perçu en cas de franchissement de seuil fiscal.
Des taux mis à jour dès janvier, sans rétroactivité
Jusqu’à présent, la révision du taux de CSG intervenait souvent en mars, avec effet rétroactif. Désormais, le calcul s’effectue dès janvier, grâce à une transmission accélérée des données fiscales entre la DGFIP et l’Agirc-Arrco. Ce changement concerne d’abord les retraites complémentaires, mais aussi les pensions de base versées par la CNAV ou la MSA, avec un effet visible sur la pension de février. Le montant brut reste inchangé, mais le montant net peut varier.
Une variation liée au revenu fiscal de référence
Le taux de CSG dépend du revenu fiscal de référence (RFR), du nombre de parts fiscales et du lieu de résidence. En 2026, le seuil de chaque tranche a été revalorisé de +1,8 %, mais cela ne suffit pas toujours à compenser l’augmentation des revenus. Certains retraités, suite à la hausse de +5,3 % des pensions de base en 2024, ont franchi une tranche, entraînant une CSG plus élevée. Résultat : une pension nette en baisse, malgré une revalorisation brute. Découvrez notre article sur l’épargne retraite 2026 : 255 € par mois, suffisant ou totalement insuffisant ?
Un mécanisme de lissage encore trop limité
Pour éviter un changement brutal de taux, un mécanisme de lissage s’applique dans certaines situations, notamment entre le taux réduit (3,8 %) et le taux médian (6,6 %). Mais il ne couvre pas tous les cas. Le passage au taux normal (8,3 %), par exemple, reste immédiat dès deux années consécutives au-dessus du seuil. Ce fonctionnement peut entraîner des effets de seuil sensibles, en particulier pour les retraités dont les revenus évoluent légèrement d’une année à l’autre.
Les autres contributions sociales restent dues
Outre la CSG, les retraités peuvent aussi être soumis à la CRDS (0,5 %) et à la Casa (0,3 %). Ces contributions s’appliquent selon le taux de CSG. Seuls les retraités au taux réduit paient uniquement la CRDS. Ceux au taux médian ou normal doivent verser les deux contributions, à la fois sur les pensions de base et complémentaires. Cette fiscalité additionnelle peut rogner sensiblement le montant net perçu, en particulier pour les foyers modestes qui franchissent un seuil. Découvrez également notre article sur la pension minorée ou retraite pleine ? Les 4 leviers à activer avant qu’il ne soit trop tard.
Conclusion
La mise à jour anticipée des taux de CSG modifie sensiblement la fiscalité des retraites en 2026. Certains foyers voient leur pension nette baisser malgré une revalorisation brute. Et vous, avez-vous constaté une différence sur votre versement de janvier ? Partagez votre expérience en commentaire.
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