La e-lettre rouge de La Poste, un service boudé par les usagers

Depuis le 1er janvier 2023, le timbre rouge a fait ses adieux aux Françaises et aux Français. Jugé trop polluant par La Poste, le petit macaron qui permettait depuis 1969 d’envoyer des courriers prioritaires en J+1 a récemment pris le virage du numérique, en passant au tout dématérialisé. Avec l’arrivée de la e-lettre rouge, La Poste ambitionnait de réduire ses coûts et son empreinte carbone, tout en proposant un service plus accessible, entièrement utilisable en ligne. Malgré tous les efforts déployés et l’enthousiasme affiché, cette version électronique peine à trouver sa place dans nos quotidiens.

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Lancement de la e-lettre rouge : un stratagème inefficace ?

Dans le cadre de cette nouvelle méthode pour envoyer une lettre prioritaire, Laurent Wahl, PDG de La Poste, a expliqué devant le Sénat : “Aujourd’hui, cette e-lettre rouge est utilisée 3500 fois par jour, ce n’est pas beaucoup”. Il affirme que seuls 5 000 à 10 000 utilisations quotidiennes seraient suffisants pour pérenniser le service. Cependant, certaines personnes ne connaissent pas encore ce service, et celles qui en ont entendu parler le juge compliqué et moins satisfaisant qu’avant.

Pourtant, le 2 janvier 2023, La Poste avait promis de nous simplifier la vie grâce à la e-lettre rouge. On pouvait alors envoyer des documents allant jusqu’à 3 feuillets maximum sur le site laposte.fr ou dans un bureau de poste, via un automate ou avec l’aide d’un postier, qui seraient imprimés à proximité du destinataire et distribués le lendemain, si le document avait été envoyé avant 20 heures. Ce service était proposé au tarif de 1,49 euro contre 1,43 euro pour l’ancien timbre rouge.

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La lettre rouge, un incontournable boudé par les usagers

Le successeur dématérialisé de la lettre prioritaire, la e-lettre rouge, n’est pas assez utilisé selon le PDG de La Poste. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le nombre de lettres prioritaires est passé de 4,25 milliards en 2008 à 380 millions en 2021 et 275 millions en 2022, sur 7 milliards de lettres acheminées au total par an aujourd’hui. Face à ce rythme, Philippe Wahl reconnaît que les gens n’en écrivent plus , et que la seule manière de justifier le maintien de ce service, est d’atteindre entre 5000 et 10 000 utilisations quotidiennes.

Toutefois, ce service semble provoquer une vive émotion chez beaucoup de personnes, comme le relève le PDG de La Poste : “Les gens aiment la lettre rouge”. A l’annonce de sa suppression, certains qualifient même la e-lettre rouge de “email payant”.

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Une solution de remplacement insuffisante ?

Face à la faible audience de cette nouvelle méthode, La Poste envisagerait-elle sa suppression pure et simple ? Dans un premier temps, le groupe reste optimiste et conscient que le service public doit être sauvé . Pour cela, ils misent sur la digitalisation de leurs processus, et assument que la transition vers le numérique peut être compliquée . Au point de laisser de côté notamment les personnes âgées qui ne maîtrisent pas forcément les outils informatiques.

En attendant, La Poste continue de mettre en place des solutions alternatives pour les envois urgents, notamment l’envoi d’objets recommandés avec accusé de réception et la possibilité de choisir un délai de livraison express (J+2).

Un constat alarmant qui montre que le projet de la e-lettre rouge est loin de convaincre les usagers, et que le futur de ce service reste donc très incertain… Seul l’avenir nous le dira !

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Consultant indépendant en technologies liées à la construction et l’habitat. Avec +20 ans d’expérience dans le domaine, je suis passionné par l’innovation et l’amélioration des solutions énergétiques durables pour les bâtiments et les maisons. Mon objectif est d’aider mes clients à construire des infrastructures écoénergétiques efficaces pour un avenir plus vert et plus propre.