Les banques n’ont plus la confiance des français

Les banques perdent la confiance des français

La crise économique de 2008 est un véritable point de départ dans la dégradation des relations clients-banquiers. Même si celle-ci semble s’être améliorée ces dernières années, des points de friction demeurent encore à ce jour. D’après une étude récente, 55% des français décrivent leur relation avec leur banquier comme neutre. La confiance entre un banquier et son client semble rompue.

La réponse des clients face à leur banque

Pour le compte du comparateur de crédit Moneyvox, un sondage Yougov sur l’état des relations entre banquiers et clients a été réalisé en juin 2021 sur un échantillon d’individus. Le résultat est accablant puisque 36% des personnes interrogées considèrent les banquiers comme des privilégiés et 26% les désignent comme des “requins”.

La mise en avant du manque de confiance envers son banquier est plutôt flagrante. Notons que ce sondage a été réalisé en pleine crise sanitaire dû à la COVID-19 et peu de temps après la crise économique dont la France a été victime.

L’explication sur le ressenti des français

Ce sondage met indéniablement en relief l’impression des clients de passer au second plan, la sensation que les banquiers font passer leurs intérêts avant les leurs, qu’ils ne sont pas là pour les aider mais pour les enfoncer un peu plus vers le bas.

Ce sentiment de trahison peut s’expliquer de différentes manières.

La sensation de profiter de la situation

Premièrement, les clients vivent de moins en moins bien le fait que leur conseiller en banque possède “les pleins pouvoirs” sur leurs comptes. La pratique des frais bancaires en cas de situation de découvert, de demande de crédit ou autres (opposition de CB, chèque…) est incompréhensible pour les clients. La banque peut en effet imposer des frais sur ses interventions. Résultat : la sensation qu’elle gagne de l’argent sur leur dos en contribuant un peu plus à la dégradation de leur situation.

Le rôle de surveillance

Deuxièmement, le client a la sensation de ne pas avoir le contrôle sur ses projets. En effet, nous savons que le banquier a la permission de refuser l’ouverture d’un compte ou une demande de crédit (immobilier, consommation, voiture etc.), et même des opérations de rachat de crédits censées permettre à un emprunteur de réduire son risque de surendettement. Un banquier a les autorisations nécessaires pour examiner les comptes clients : dépenses de toutes sortes, entrées et sorties d’argent etc. Ainsi que d’agir en cas de besoin sur les comptes bancaires, sans autorisation préalable du propriétaire. Ce rôle de surveillance peut être perçu comme une intrusion dans la vie privée.

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L’amalgame entre deux métiers

Troisièmement, les banquiers sont apparentés aux traders qui, quant à eux, peuvent gagner de véritable fortune en Bourse. Cet amalgame entre banquiers et traders contribue à rendre l’image des banques encore plus négatives. Par ailleurs, il convient de préciser que la banque et le trading sont deux entités bien différentes, mais dans l’esprit des clients, les deux notions restent étroitement liées.

La relation banquier/client pourra-t-elle redevenir ce qu’elle était ? La confiance envers les conseillers bancaires changera-t-elle avec le temps ?

Un échantillon d’individus interrogés ont émis l’idée que “les services bancaires devraient être des prestations gratuites, au service de tous“.

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