Depuis un arrêté du 9 janvier 2026, 12,1 millions de maisons individuelles sont désormais classées en zone à risque de retrait-gonflement des argiles, pour des travaux moyens de 16 500 €. D’année en année, la situation ne cesse d’empirer. Des millions de maisons en France sont exposées au retrait-gonflement des argiles (RGA), phénomène climatique aussi discret que dangereux. Sous l’effet de la sécheresse, le sol argileux se rétracte et entraîne un affaissement des fondations, puis gonfle au retour des pluies, provoquant des fissures béantes sur les murs. Ces logements finissent parfois par devenir inhabitables, inlouables et invendables.
Un arrêté du 9 janvier 2026 qui met à jour la carte des zones à risque
Fort d’un constat alarmant, le gouvernement a publié un arrêté le 9 janvier 2026 pour mettre à jour la carte nationale des zones exposées au RGA. La nouvelle carte sera accessible au 1er juillet sur le site georisques.gouv.fr. Les zones d’exposition moyenne et forte représentent désormais 55 % de la surface de l’Hexagone, contre 48 % en 2020. Au total, 12,1 millions de maisons individuelles sont dorénavant menacées par le phénomène, soit 61,5 % des maisons individuelles du pays, contre 52,5 % il y a six ans. Découvrez notre article sur les travaux non déclarés : cette démarche en mairie peut encore vous éviter une lourde sanction.
9 régions particulièrement exposées au risque RGA
Certaines régions françaises sont bien plus exposées que d’autres au retrait-gonflement des argiles. La région Centre-Val de Loire est la plus touchée avec 67 % des maisons menacées, suivie par l’Occitanie (49 %), la Nouvelle-Aquitaine (46,8 %), la Bourgogne-Franche-Comté (44 %), PACA (39 %), les Hauts-de-France (33 %), les Pays de la Loire (32 %), l’Île-de-France (28 %) et le Grand Est (26,5 %). Plus de 20 millions de Français vivent actuellement dans des zones où le risque est considéré comme moyen ou fort selon la Caisse centrale de réassurance.
16 500 € de travaux en moyenne pour les sinistrés
Le coût moyen d’un sinistre lié au RGA sur une maison individuelle est estimé à 16 500 €, un montant qui peut s’avérer bien plus élevé dans les cas les plus graves. Environ 240 000 sinistres causés par le phénomène ont été recensés entre 2018 et 2022, soit 58 % de la totalité des sinistres RGA enregistrés depuis 1989. La prise en charge financière globale du RGA pourrait peser 2,1 milliards d’euros par an d’ici 2050, contre 726 millions d’euros actuellement, reflétant l’ampleur croissante du phénomène.
Une situation qui va encore s’aggraver d’ici 2050
Selon l’association Conséquences, spécialisée dans l’analyse des impacts du réchauffement climatique, le nombre de logements menacés par le RGA passera à 16,2 millions d’ici 2050, soit 92,8 % des maisons individuelles de l’Hexagone. Ce phénomène survient le plus souvent à la fin de l’été, quand les températures chutent et que les pluies automnales arrivent après une longue période de sécheresse. La conjugaison des épisodes de chaleur de plus en plus intenses et des sols argileux fragilisés promet une accélération significative du nombre de sinistres dans les prochaines décennies. Retrouvez également notre article sur les impôts 2026 : le seuil exact à ne pas dépasser pour rester non imposable.
Conclusion
Le retrait-gonflement des argiles constitue l’un des risques climatiques les plus sous-estimés pour les propriétaires français, avec des conséquences financières potentiellement dévastatrices pour les 12,1 millions de maisons désormais classées en zone à risque. Vérifier sa situation sur georisques.gouv.fr à partir du 1ᵉʳ juillet 2026 est devenu indispensable avant toute transaction immobilière. Votre logement est-il situé dans une des 9 régions les plus exposées au RGA et avez-vous déjà constaté des fissures suspectes sur vos murs ? Donnez votre avis en commentaire.
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