CB veut 100 millions de cartes : pourquoi le réseau français accélère en 2026

Le réseau CB affiche une solide croissance et vise encore plus haut d’ici 2030. Paiement mobile, retraits en magasin, tokenisation : la modernisation est en marche. Le réseau Cartes Bancaires (CB) poursuit son expansion sur le marché français. Soutenu par les banques françaises, il traite déjà la majorité des transactions domestiques. Ses ambitions sont claires : élargir l’usage du paiement mobile, promouvoir le cobadging et renforcer la souveraineté nationale face aux géants étrangers. D’ici 2030, CB veut atteindre les 100 millions de cartes actives.

Un réseau souverain qui domine les paiements domestiques

Créé en 1984, CB couvre près de 80 % des paiements par carte en France, un chiffre bien supérieur à celui observé dans d’autres pays européens. Il est géré par un groupement d’intérêt économique réunissant les principaux établissements bancaires. Cette structuration permet à la France de réduire sa dépendance vis-à-vis des réseaux internationaux comme Visa ou Mastercard, tout en gardant la main sur les normes de sécurité et d’innovation. Retrouvez notre article sur l’assurance vie : pourquoi les SCI risquent de disparaître de vos contrats en 2026.

L’essor du paiement mobile tire l’activité de CB vers le haut

En 2025, le paiement mobile a progressé de 100 % sur le réseau CB. Une croissance fulgurante qui devrait s’accélérer en 2026, selon son directeur général Philippe Laulanie. Cette dynamique est portée par l’évolution des usages, mais aussi par l’intégration croissante du réseau dans les applications bancaires françaises. CB se positionne ainsi comme une alternative compétitive et sécurisée dans un contexte où la dématérialisation des paiements devient la norme.

Objectif 2030 : 100 millions de cartes et 1 000 milliards d’euros traités

Actuellement, CB revendique 80 millions de cartes et environ 750 milliards d’euros de transactions traitées chaque année. Son objectif à horizon 2030 est ambitieux : atteindre les 100 millions de cartes et franchir le cap des 1 000 milliards d’euros. Pour cela, le réseau mise sur le cobadging, une technologie qui permet à une carte de fonctionner à la fois sur CB en France et sur un autre réseau à l’international. Trente millions de cartes restent encore à cobadger.

Click to pay, tokenisation et retraits chez les commerçants

Pour rester à la pointe, CB développe une plateforme de tokenisation destinée à faciliter les paiements en ligne via le système « click to pay ». En parallèle, il prévoit l’ouverture progressive de retraits d’espèces chez les commerçants, une expérimentation attendue dès le premier semestre 2026. Cette nouveauté permettrait à des millions d’usagers d’accéder facilement à du liquide dans leur réseau de proximité, sans forcément passer par un distributeur. Pour aller plus loin, découvrez notre article sur la taxe foncière 2026 : cette exception va permettre à de nombreux retraités de ne rien payer.

Conclusion

Le réseau CB confirme son rôle central dans les transactions bancaires françaises. Modernisation, sécurité, souveraineté : il coche toutes les cases pour séduire les utilisateurs comme les banques. Et vous, utilisez-vous le réseau CB pour vos paiements ? Avez-vous remarqué des améliorations ? Partagez votre expérience en commentaire.

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