Depuis le 1er septembre 2023, un changement important est entré en vigueur concernant le cumul emploi-retraite. Longtemps considéré comme une option pour améliorer son quotidien à la retraite, ce dispositif permet désormais, dans certains cas, d’augmenter ses droits à la retraite… à condition de remplir plusieurs critères.
Avant / Après : ce que la réforme a changé
Avant 2023, retravailler après avoir pris sa retraite permettait de continuer à percevoir un salaire… mais les cotisations vieillesse versées n’ouvraient aucun nouveau droit à pension.
Depuis la réforme, les nouveaux retraités peuvent, en reprenant une activité, générer une seconde pension de retraite. Une mesure qui peut faire la différence, à condition de respecter les conditions d’accès.
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Qui peut en profiter ?
Seuls les retraités depuis le 1er septembre 2023 peuvent bénéficier de cette nouveauté. Les conditions sont strictes :
- Avoir liquidé toutes ses pensions (base et complémentaire, tous régimes).
- Avoir atteint l’âge du taux plein, soit entre 62 et 67 ans selon les cas.
- Reprendre une activité professionnelle (salariée ou indépendante).
- Respecter un délai de 6 mois avant de retravailler chez son ancien employeur.
Il s’agit du cumul emploi-retraite intégral (ou déplafonné), qui permet de générer de nouveaux droits à pension.
Quels gains concrets ?
- La seconde pension de base est plafonnée à 5 % du plafond annuel de la Sécurité sociale : soit 2 355 € bruts par an en 2025, environ 200 €/mois.
- Elle s’ajoute à la pension de base initiale.
- Des points de retraite complémentaire (Agirc-Arrco) peuvent également être accumulés.
Ce n’est pas une fortune, mais un coup de pouce bienvenu pour ceux qui souhaitent ou doivent continuer à travailler après leur départ en retraite.
Les profils exclus du dispositif
Le nouveau système ne concerne pas :
- Les retraités partis avant le 1er septembre 2023.
- Les personnes en cumul plafonné (sans taux plein).
- Les retraités qui reprennent trop vite chez leur ancien employeur (moins de 6 mois).
- Ceux ayant déjà perçu une seconde pension via un précédent cumul.
Dans ces cas, les cotisations versées ne génèrent aucun nouveau droit.
Ce qu’il faut retenir
- Le nouveau cumul emploi-retraite permet d’acquérir une seconde pension.
- Il concerne uniquement les nouveaux retraités à taux plein, depuis septembre 2023.
- Le cumul est soumis à conditions strictes, notamment un délai avant réembauche.
- La pension supplémentaire est plafonnée, mais reste un bonus utile.
- Aucune troisième pension possible après ce nouveau droit.
Exemple concret
Paul, retraité depuis octobre 2023 à taux plein, reprend un travail après 6 mois : il pourra toucher une deuxième pension annuelle de 2 000 €.
Sophie, retraitée en mars 2023, reprend une activité en 2025 : aucun nouveau droit, ses cotisations post-retraite ne seront pas prises en compte.
Comment en profiter ?
- Planifiez votre départ en pensant à une reprise d’activité.
- Renseignez-vous auprès de vos caisses de retraite pour bien préparer votre dossier.
- Anticipez le délai de 6 mois si vous voulez retravailler avec votre ancien employeur.
En résumé : un dispositif réservé à une minorité, mais efficace pour ceux qui remplissent les conditions. Une manière de bonifier sa retraite tout en gardant un pied dans la vie active.
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