Dès septembre 2026, les retraités dont les pensions dépassent 1 700 € nets par mois verront leur impôt sur le revenu augmenter. En cause : la fin programmée de l’abattement de 10 % sur les pensions. Un changement fiscal majeur qui aura un impact direct sur le montant net perçu.
Un dispositif historique remis en cause
Jusqu’ici, tous les retraités bénéficiaient automatiquement d’un abattement fiscal de 10 % sur le montant de leurs pensions. Ce mécanisme réduisait leur base imposable, et donc le montant de l’impôt payé chaque année.
À partir de 2026, cet avantage sera supprimé et remplacé par une déduction forfaitaire fixe de 2 000 € par an, quel que soit le niveau de pension.
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Qui sera concerné par la réforme ?
Selon le projet du gouvernement, la suppression de l’abattement de 10 % touchera principalement les retraités dont le revenu imposable dépasse 20 000 € par an, soit environ 1 666 € nets mensuels.
Ce seuil correspond à des pensions de milieu de gamme, voire confortables.
Un retraité percevant 3 000 € par mois pourrait voir son impôt annuel augmenter de près de 17 %, selon les estimations. Pour les retraités aux revenus plus modestes, l’impact sera limité, voire nul.
Quel sera l’effet sur la pension nette ?
La hausse de l’impôt sur le revenu aura un effet direct sur le taux de prélèvement à la source, recalculé chaque année en septembre.
Concrètement, les retraités concernés verront leur pension nette baisser à partir de septembre 2026, une fois le nouveau taux appliqué.
Cela pourrait représenter 10 à 40 € de moins par mois, selon le montant de la pension et la situation fiscale du foyer.
Une réforme jugée défavorable aux classes moyennes
La nouvelle déduction fixe de 2 000 € remplacera l’abattement proportionnel. Si ce nouveau mode de calcul peut profiter à certains retraités à pension élevée (dans les cas spécifiques), il sera moins avantageux pour la majorité.
Résultat : ce sont principalement les retraités de la classe moyenne supérieure qui verront leur fiscalité augmenter, notamment ceux qui perçoivent entre 1 700 € et 3 000 € nets par mois.
Un calendrier déjà fixé, mais encore soumis à débats
La réforme doit entrer en vigueur à partir de la déclaration de revenus de 2026, avec un impact concret sur les pensions à partir de septembre de la même année, lors de la mise à jour des taux de prélèvement.
Cependant, le texte est encore à l’étude au Parlement.
Des amendements sont possibles, notamment pour ajuster le seuil ou moduler la déduction selon les profils.
Pourquoi cette mesure fait polémique ?
Le gouvernement justifie cette réforme par une volonté de simplifier et de rendre plus équitable le système fiscal. Mais plusieurs associations de retraités dénoncent une mesure injuste, qui vient alourdir la fiscalité des foyers déjà imposés, sans contrepartie en termes de services ou de prestations.
La suppression d’un avantage ancien, sans transition ni dispositif compensatoire, passe mal, d’autant qu’elle ne s’applique pas aux autres catégories de revenus (salaires, capitaux…).
À retenir :
- L’abattement de 10 % sera supprimé en 2026, remplacé par une déduction fixe de 2 000 €.
- Les retraités gagnant plus de 1 700 € nets par mois seront les plus touchés.
- L’impact se fera sentir à partir de septembre 2026, via le prélèvement à la source.
- Le montant net perçu baissera de plusieurs dizaines d’euros par mois pour certains profils.
- La réforme est toujours en discussion au Parlement.
En résumé :
Le remplacement de l’abattement de 10 % par une déduction uniforme va alourdir la fiscalité de nombreux retraités, en particulier ceux dont les pensions dépassent 1 700 € nets par mois.
Une mesure technique aux conséquences bien concrètes sur le budget mensuel, à anticiper dès maintenant.
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