La France attire de plus en plus de retraités américains grâce à la Sécurité sociale et une fiscalité avantageuse, mais cela pourrait bientôt changer. Depuis plusieurs années, la France est devenue une destination privilégiée pour certains retraités américains. Ce phénomène discret s’explique par deux dispositifs : la PUMa, qui ouvre droit à la Sécurité sociale après trois mois de présence, et une convention fiscale qui évite l’imposition en France de leurs pensions. Mais une réforme votée en novembre 2025 change la donne, avec une contribution désormais imposée à ces bénéficiaires étrangers.
La PUMa : un accès simplifié à la Sécurité sociale
Depuis 2016, la Protection Universelle Maladie (PUMa) permet aux adultes résidant de manière stable en France d’accéder à la Sécurité sociale sans condition d’activité professionnelle. Après trois mois de résidence continue, un retraité américain peut ouvrir des droits auprès de la CPAM. Il doit présenter un visa long séjour, justifier d’un niveau de ressources suffisant équivalent au SMIC net mensuel, et fournir une preuve de couverture santé lors de sa demande. Retrouvez notre article sur les retraites 2026 : les revenus élevés en ligne de mire ?
Le visa visiteur et les conditions exigées
Le statut de visa long séjour visiteur est essentiel. Il implique une interdiction de travailler en France, mais permet de s’y installer durablement. Les autorités vérifient la stabilité de la résidence, les ressources financières mensuelles, et la souscription à une assurance médicale. Une fois le dossier validé, la Carte Vitale est délivrée après instruction. Ce système attire des retraités modestes, qui profitent alors d’une couverture santé de qualité, sans pour autant cotiser au système.
Une fiscalité qui favorise les pensions américaines
Grâce à la convention fiscale franco-américaine de 1995, les pensions versées par l’État américain, comme la Social Security, restent imposables uniquement aux États-Unis. Elles ne sont donc pas soumises à l’impôt en France, bien qu’elles soient déclarées. Ce cadre juridique permet à ces retraités de maximiser leur pouvoir d’achat une fois installés dans l’Hexagone. Le système, longtemps resté confidentiel, commence désormais à susciter des interrogations sur son impact économique. Retrouvez aussi notre article sur la revalorisation des retraites en 2026 : êtes-vous concerné ?
Une participation bientôt imposée aux bénéficiaires étrangers
Le 8 novembre 2025, l’Assemblée nationale a voté un amendement imposant une contribution minimale aux étrangers accédant à la PUMa sans activité. Cela concerne principalement les retraités américains titulaires d’un visa visiteur. Le montant exact et les modalités de calcul seront définis par décret dans les semaines à venir. Cette mesure vise à limiter les abus et à équilibrer les comptes de la Sécurité sociale, en particulier face à des soins coûteux pris en charge.
Conclusion
La France reste attractive pour les retraités américains, mais les règles évoluent. La participation votée en novembre marque un tournant important dans leur prise en charge. Que pensez-vous de cette mesure ? Trouvez-vous ce changement justifié ? N’hésitez pas à laisser votre avis !
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