Le gouvernement prépare un nouveau décret réduisant les aides versées aux employeurs d’apprentis. Objectif affiché : économiser jusqu’à 700 millions d’euros d’ici 2027. Après plusieurs ajustements en 2025, l’exécutif s’apprête à revoir une nouvelle fois les aides à l’apprentissage. Un projet de décret prévoit de diminuer les montants versés pour les formations dans le supérieur. Les entreprises et organisations patronales dénoncent une mesure qui pourrait freiner les recrutements. Voici ce qui va concrètement changer en 2026.
Des aides maintenues au bac, mais réduites dans le supérieur
Pour les entreprises de moins de 250 salariés, l’aide restera fixée à 5 000 € pour les formations jusqu’au baccalauréat. En revanche, elle sera abaissée à 4 500 € pour les BTS et DUT, puis à 2 000 € pour les licences, masters et écoles d’ingénieurs. Dans les entreprises de 250 salariés et plus, l’aide maximale restera de 2 000 € jusqu’au bac, mais chutera à 1 500 € pour les BTS-DUT et à seulement 750 € à partir de bac +3. Découvrez notre article sur l’APL, prime d’activité, RSA jeune… Les 4 aides à ne surtout pas laisser passer avant 25 ans.
Une exception pour les apprentis en situation de handicap
Le gouvernement maintient toutefois un dispositif renforcé pour l’embauche d’un apprenti en situation de handicap. Dans ce cas précis, l’aide reste fixée à 6 000 €, quel que soit le niveau de formation préparé. Cette mesure vise à préserver l’inclusion professionnelle et à éviter un recul des recrutements dans un public déjà plus exposé au chômage. Elle constitue l’un des rares points stables dans ce nouveau cadre réglementaire.
Un objectif budgétaire assumé par l’État
Cette réduction des aides répond avant tout à une logique d’économies budgétaires. L’exécutif espère récupérer près de 200 millions d’euros en 2026 et jusqu’à 700 millions d’ici 2027. Mais cette stratégie suscite de vives critiques. Certains représentants des PME estiment que l’apprentissage reste l’un des rares leviers efficaces pour réduire le chômage des jeunes, dont le taux a déjà progressé ces derniers mois.
Un risque pour l’emploi des jeunes ?
Les aides avaient déjà été diminuées l’an dernier, entraînant la suppression de dizaines de milliers de contrats en alternance. Plusieurs acteurs redoutent que ce nouveau coup de rabot accentue le recul des embauches, notamment dans le supérieur. L’apprentissage avait pourtant contribué à faire baisser le chômage des moins de 25 ans ces dernières années. La question reste posée : ces économies budgétaires ne risquent-elles pas de coûter plus cher à long terme ? Retrouvez aussi notre article sur le minimum contributif : ce qui change pour les petites retraites en 2026.
Conclusion
La baisse des aides à l’apprentissage marque un tournant pour les formations du supérieur et pour les employeurs. Entre impératif budgétaire et soutien à l’emploi des jeunes, le débat reste vif. Pensez-vous que cette réduction soit justifiée ou risque-t-elle de fragiliser l’insertion professionnelle ? Partagez votre avis en commentaire.
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