Mauvaise surprise en 2026 : le PER ne sera plus déductible après 70 ans

Après 70 ans, le Plan d’Épargne Retraite change de régime fiscal : une mesure discrète qui pourrait alourdir l’impôt de nombreux seniors dès 2026.

Adoptée en février, la loi de finances 2026 modifie en profondeur les règles applicables au Plan d’Épargne Retraite (PER) après 70 ans. Une disposition passée relativement inaperçue, mais qui pourrait entraîner une hausse d’impôt pour certains seniors, notamment ceux encore en activité.

Une suppression clé : la fin de la déductibilité

Jusqu’ici, les versements volontaires effectués sur un PER pouvaient être déduits du revenu imposable, dans la limite des plafonds légaux. Ce mécanisme permettait de réduire immédiatement l’impôt tout en préparant sa retraite.

À partir du 1er janvier 2026, cet avantage disparaît une fois le cap des 70 ans franchi. Le PER reste ouvert aux versements, mais ceux-ci ne permettront plus d’abaisser l’assiette imposable.

Pour les contribuables concernés, cela signifie qu’un versement identique pèsera désormais intégralement dans le calcul de l’impôt.

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Des seniors actifs particulièrement visés

La mesure touche surtout les plus de 70 ans qui continuent de travailler. Indépendants, professions libérales ou dirigeants utilisaient souvent le PER pour lisser leurs revenus et optimiser leur fiscalité en fin de carrière.

Sans la déductibilité, l’outil perd son intérêt fiscal immédiat. Les revenus élevés ne pourront plus être partiellement neutralisés par des versements stratégiques sur le PER.

Résultat : à revenus constants, l’impôt peut augmenter mécaniquement.

Des prélèvements sociaux alourdis

Autre évolution notable : les prélèvements sociaux sur les produits des PER passent de 17,2 % à 18,4 %.

Dans le même temps, d’autres placements comme l’assurance-vie ne subissent pas cette hausse. Le cadre fiscal du PER se durcit donc à double titre pour les seniors : moins d’avantage à l’entrée et fiscalité plus lourde sur les gains.

Adapter sa stratégie d’épargne

Avant 70 ans, le PER conserve toute sa pertinence pour les contribuables imposés. Anticiper ses versements avant de franchir cet âge permet de préserver l’avantage fiscal.

Après 70 ans, la logique change. Les versements doivent être envisagés sous un angle patrimonial, et non plus comme un outil d’optimisation fiscale immédiate. Une comparaison avec d’autres solutions d’épargne devient indispensable.

Cette réforme marque un tournant dans la philosophie du PER, désormais davantage orienté vers les actifs en phase de constitution de retraite que vers les seniors prolongant leur activité. Pour ces derniers, la disparition de la déductibilité peut représenter un manque à gagner significatif. Une révision complète de la stratégie patrimoniale dès 2026 s’impose afin d’éviter une hausse d’impôt inattendue.

Cette nouvelle règle vous semble-t-elle justifiée ou pénalisante pour les seniors actifs ? Partagez votre avis en commentaire.

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