PER : ce changement fiscal en 2026 pourrait intéresser de nombreux retraités

Le Plan Épargne Retraite évolue en 2026 avec une règle fiscale plus souple qui peut permettre aux retraités et futurs retraités d’optimiser leur imposition.

Le Plan Épargne Retraite (PER) reste l’un des outils privilégiés pour préparer sa retraite tout en réduisant ses impôts. En 2026, une modification importante vient renforcer son intérêt. Elle concerne la durée pendant laquelle il est possible d’utiliser les plafonds de déduction fiscale non consommés.

Un délai de report des plafonds prolongé à cinq ans

Jusqu’à présent, les plafonds de déduction non utilisés sur un PER pouvaient être reportés pendant trois ans. Depuis 2026, cette durée est portée à cinq ans.

Cette évolution offre davantage de flexibilité aux épargnants.

Il devient désormais possible d’accumuler plus longtemps les droits à déduction fiscale et de les utiliser au moment le plus avantageux pour réduire son imposition.

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Une période de transition pour les anciens plafonds

La nouvelle règle ne s’applique toutefois qu’aux plafonds générés à partir de l’année 2026. Les droits issus des années précédentes restent soumis à l’ancien système.

Les plafonds provenant de 2024 et 2025 continuent ainsi de pouvoir être reportés uniquement sur trois ans.

Cette période de transition nécessite donc une gestion attentive pour éviter de perdre certains droits à déduction fiscale.

Un dispositif surtout intéressant avant 70 ans

Le PER peut représenter une solution d’optimisation fiscale intéressante pour les retraités, mais une limite importante existe. Les versements volontaires ne sont plus déductibles du revenu imposable après 70 ans.

Cette stratégie s’adresse donc principalement aux personnes proches de la retraite ou aux retraités de moins de 70 ans.

Dans certains cas, les couples soumis à une imposition commune peuvent également optimiser leur fiscalité en utilisant les plafonds disponibles du conjoint.

Des montants de déduction encadrés par la loi

Les montants déductibles dépendent notamment du plafond annuel de la Sécurité sociale. Pour l’année 2026, ce plafond est fixé à 48 060 euros.

Même sans revenus professionnels, un minimum de déduction reste possible.

Le plancher de déduction s’élève à environ 4 710 euros, tandis que la déduction maximale peut atteindre 37 680 euros pour les revenus les plus élevés.

Une fiscalité qui dépend aussi du moment du retrait

Le PER fonctionne selon un principe simple : l’avantage fiscal accordé lors du versement est compensé par une fiscalité au moment du retrait.

Si les versements ont été déduits du revenu imposable, les sommes correspondantes seront imposées lors de la sortie.

Il est également possible de choisir de ne pas déduire les versements. Dans ce cas, la sortie du capital correspondant peut être exonérée d’impôt, ce qui peut s’avérer intéressant selon la situation fiscale du retraité.

Avec ces nouvelles règles, le Plan Épargne Retraite devient un outil encore plus flexible pour gérer son épargne et sa fiscalité. La possibilité de conserver les plafonds de déduction pendant cinq ans permet de mieux adapter ses versements aux périodes où l’imposition est la plus élevée.

Pour les futurs retraités comme pour ceux déjà à la retraite, une bonne planification financière peut ainsi permettre de tirer pleinement parti de ce dispositif tout en préparant sereinement l’avenir.

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