La loi de finances 2026 introduit trois modifications fiscales majeures applicables à tous les plans d’épargne retraite depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Hausse des prélèvements sociaux, fin de la déductibilité après 70 ans et élargissement des plafonds de report : voici ce qui change concrètement pour votre épargne.
La loi de finances 2026 a profondément remanié la fiscalité du PER, tous types confondus, selon une annonce publiée sur le site du service public. Ces ajustements concernent uniquement les plans d’épargne-retraite récents, les anciens produits d’épargne-retraite conservant leur régime propre. Avec 12,7 millions de détenteurs et un encours total de 141,1 milliards d’euros au 30 septembre 2025, le PER reste le premier produit d’épargne retraite individuelle en France malgré ces durcissements fiscaux.
La hausse des prélèvements sociaux à 18,6 %
Premier changement majeur : la CSG a augmenté de 1,4 point sur les revenus du capital, faisant passer le taux global des prélèvements sociaux sur le PER de 17,2 % à 18,6 %. Cette hausse entraîne mécaniquement une augmentation du taux de la flat tax, qui passe de 30 à 31,4 % pour les sorties en capital. Ce nouveau taux s’applique à toutes les sommes récupérées depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, que ce de rente viagère ou de capital, sans distinction quant à la date de versement sur le plan. Découvrez notre article sur le PER : ce qui change pour les non-résidents en 2026 pourrait avoir un impact inattendu sur leur fiscalité.
La fin de la déductibilité des versements après 70 ans
Deuxième modification significative : à partir de 70 ans, les versements réalisés sur un PER ne sont plus déductibles du revenu imposable. Le gouvernement justifie cette mesure par la volonté de recentrer l’avantage fiscal sur la phase active de préparation à la retraite, certains titulaires ayant utilisé principalement le dispositif comme outil de transmission patrimoniale plutôt que d’épargne retraite. Les versements restent techniquement possibles après 70 ans, mais ils ne bénéficient plus d’aucun avantage fiscal à l’entrée.
L’élargissement des plafonds de report à cinq ans
Troisième changement, cette fois plus favorable au contribuable : il est désormais possible de mobiliser les plafonds de déduction non utilisés des cinq années précédentes, contre trois années auparavant. Cette extension de deux ans offre une plus grande souplesse aux épargnants qui n’ont pas maximisé leurs versements déductibles ces dernières années, notamment ceux dont les revenus ont évolué de façon irrégulière. La mutualisation entre conjoints est maintenue, permettant aux couples de continuer d’optimiser ensemble leurs plafonds disponibles.
Des arbitrages patrimoniaux qui peuvent peser sur le budget des ménages
Ces trois modifications combinées modifient sensiblement les équilibres financiers anticipés par de nombreux foyers. Un ménage ayant planifié sa retraite en intégrant un avantage fiscal devenu caduc après 70 ans peut se retrouver avec un reste à vivre inférieur à ses projections initiales. La baisse simultanée du Livret A à 1,5 % depuis le 1ᵉʳ février 2026 renforce toutefois l’attrait relatif du PER pour les épargnants en quête d’un rendement supérieur à long terme, malgré la hausse des prélèvements sociaux à la sortie. Retrouvez aussi notre article sur le PER : les 3 changements fiscaux majeurs qui vont directement impacter votre épargne retraite en 2026.
Conclusion
La loi de finances 2026 impose une remise à plat de votre stratégie d’épargne retraite, notamment si vous avez dépassé ou approchez les 70 ans. Prendre le temps d’établir un état précis de votre budget en intégrant ces nouvelles règles fiscales est désormais indispensable pour ajuster vos arbitrages patrimoniaux. Ces changements vous impactent-ils directement ? Partagez votre expérience en commentaire, votre témoignage peut aider d’autres épargnants à mieux anticiper leur retraite !
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