Travailler après avoir liquidé sa retraite peut rapporter jusqu’à 150 € de plus par mois… à condition d’utiliser le bon dispositif.
Légende : Sous certaines conditions, le cumul emploi-retraite permet de générer une seconde pension.
De nombreux retraités l’ignorent : reprendre une activité peut non seulement compléter les revenus, mais aussi créer de nouveaux droits à retraite. Depuis la réforme de 2023, le cumul emploi-retraite peut ouvrir droit à une seconde pension, sous conditions strictes. Résultat : certains seniors voient leur pension augmenter durablement.
Deux formes de cumul, un seul vraiment avantageux
Le cumul emploi-retraite permet de percevoir sa pension tout en travaillant.
Il existe :
– le cumul intégral, sans plafond de revenus ;
– le cumul plafonné, avec des limites de ressources.
Seul le cumul intégral permet d’acquérir de nouveaux droits à retraite.
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Les conditions pour générer une seconde pension
Pour bénéficier du cumul intégral, il faut :
– avoir atteint l’âge légal ;
– disposer d’une retraite à taux plein (ou avoir 67 ans) ;
– avoir liquidé toutes ses retraites de base et complémentaires.
Dans ce cadre, les cotisations vieillesse versées sur le nouveau salaire ne sont plus perdues. Elles permettent de créer une seconde pension de base, distincte de la première.
Les salariés du privé continuent également d’acquérir des points auprès de l’Agirc-Arrco.
Un gain réel, mais plafonné
Le montant de cette nouvelle pension reste encadré : il ne peut dépasser 5 % du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS), soit 2 403 € par an en 2026 pour la retraite de base.
Dans les faits, selon le salaire et la durée d’activité, le gain supplémentaire se situe souvent entre 50 € et 150 € par mois.
Attention : rien n’est automatique. À la fin de l’activité, il faut déposer une demande spécifique pour liquider cette seconde pension.
Le risque du cumul plafonné
Si l’une des conditions du cumul intégral n’est pas remplie, le retraité bascule dans le cumul plafonné.
Dans ce cas, les revenus sont limités (par exemple 160 % du Smic pour un salarié) et les cotisations versées n’ouvrent aucun nouveau droit à pension.
Beaucoup cotisent sans savoir qu’ils ne génèrent rien de supplémentaire.
Une fenêtre avant 2027
Les règles actuelles restent en vigueur pour les pensions liquidées avant le 1er janvier 2027.
À partir de cette date, le dispositif doit évoluer avec des restrictions plus fortes selon l’âge, ce qui pourrait réduire l’intérêt du cumul créateur de droits.
Pour les futurs retraités proches du départ, la date de liquidation peut donc avoir un impact stratégique.
Le cumul emploi-retraite est devenu un véritable levier d’optimisation, mais il exige une vérification précise de sa situation. Entre cumul intégral et plafonné, la différence peut représenter plusieurs milliers d’euros sur la durée. Avant de reprendre une activité, mieux vaut consulter ses caisses et simuler l’impact réel sur sa pension future.
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