Top 3 des régions les plus taxées pour les résidences secondaires : attention si vous êtes propriétaire

Supprimée pour la résidence principale, la taxe d’habitation persiste pour les résidences secondaires. En 2025, les communes situées en zones tendues utilisent ce levier pour réguler l’offre de logements. Trois régions françaises se distinguent par des hausses particulièrement marquées, impactant directement les propriétaires non-résidents. La majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires grimpe en flèche. Face à la tension immobilière, de nombreuses communes exploitent cette possibilité offerte par la loi. En 2025, 44 % des communes en zone tendue ont adopté cette surtaxe.

1. La Bretagne : 82,7 % de communes surtaxantes

La Bretagne arrive en tête du classement avec 82,7 % de ses communes en zone tendue appliquant une surtaxe. L’attractivité de son littoral et de ses villes historiques entraîne une pression immobilière forte. Pour répondre à la demande locale, les municipalités utilisent la fiscalité pour pousser les propriétaires à vendre ou louer. Le taux moyen de majoration y dépasse 49 %, soit bien au-dessus de la moyenne nationale.

2. Nouvelle-Aquitaine : 67,1 % de communes concernées

La Nouvelle-Aquitaine occupe la deuxième place avec 67,1 % de ses communes surtaxantes. Les stations balnéaires comme Arcachon, Biarritz ou l’île de Ré concentrent un grand nombre de résidences secondaires. Le taux moyen de majoration y dépasse également les 49 %. L’objectif des maires est clair : récupérer des logements pour les résidents permanents face à une pression touristique croissante. Découvrez notre article sur la retraite : ces stratégies concrètes pour ne pas voir son budget santé exploser après 65 ans.

3. Pays-de-la-Loire : 63,9 % de surtaxes appliquées

En troisième position, on retrouve les Pays-de-la-Loire avec 63,9 % de communes ayant instauré la majoration. Ce territoire littoral attire de nombreux acquéreurs de résidences secondaires. La Vendée et la Loire-Atlantique sont particulièrement concernées. Les municipalités utilisent la fiscalité comme outil d’incitation pour dynamiser le marché locatif à l’année, notamment en période de tension sur l’accès au logement.

Des taux records dans plusieurs grandes villes

En 2025, 656 communes appliquent le taux maximal autorisé de 60 %, dont La Rochelle. Ces villes veulent inciter les propriétaires à transformer leurs biens en résidences principales. Avec une moyenne nationale de 41,4 %, les grandes agglomérations comme Paris ou les zones touristiques se montrent de plus en plus offensives. La surtaxe devient un levier fiscal stratégique dans un contexte immobilier de plus en plus tendu.

Une politique fiscale pour loger les habitants permanents

L’objectif de cette politique est d’encourager la remise sur le marché des logements vacants à usage occasionnel. Pour les communes concernées, chaque résidence secondaire représente un logement en moins pour les familles, étudiants ou jeunes actifs. La taxe d’habitation majorée agit comme une incitation à vendre ou louer à long terme, au bénéfice des habitants permanents. Retrouvez notre article sur l’épargne sous pression : les choix que les Français font face à la chute des taux.

Conclusion

Face à la tension immobilière, les communes redoublent d’efforts pour favoriser l’habitat principal. La surtaxe sur les résidences secondaires devient un outil central de régulation locale. Et vous, pensez-vous que ces hausses sont justifiées ou excessives ? Partagez votre avis en commentaire !

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