Tous les salariés aux 35 h vont gagner plus : cette nouvelle règle impose un gros changement aux employeurs

Une décision de la Justice française change le calcul des heures supplémentaires, permettant à des millions de salariés de gagner davantage dès 2026. Le 10 septembre, un revirement juridique majeur a modifié le calcul des heures supplémentaires pour tous les salariés aux 35 heures. Désormais, les congés payés et arrêts maladie sont comptabilisés comme du temps de travail effectif, ouvrant droit au paiement renforcé des heures sup. Une évolution portée par la Cour de cassation pour se conformer au droit européen et protéger le droit au repos.

Un changement qui revalorise les heures supplémentaires

Cette nouvelle règle découle d’un principe simple : un salarié en CDI ou CDD à 35 heures doit être rémunéré pour toute heure effectuée au-delà du seuil légal. Jusqu’ici, les jours d’absence légale réduisaient artificiellement le nombre d’heures considérées comme travaillées, supprimant parfois des heures sup pourtant réalisées. En assimilant désormais les congés et arrêts maladie à du temps effectif, la loi corrige une injustice et assure une meilleure rémunération pour les salariés.

La fin d’une faille juridique défavorable aux travailleurs

Avant cette décision, un salarié pouvait travailler 36, 37 ou 38 heures dans la semaine et ne toucher aucune heure supplémentaire simplement parce qu’il avait posé un jour de congé. Cette interprétation nationale contredisait l’article 31‑2 de la Charte européenne, interdisant toute mesure dissuadant la prise de congés. La Cour de cassation impose désormais une lecture conforme au droit européen, garantissant que chaque salarié conserve son avantage financier, même en se reposant. Découvrez notre article sur le montant exact à ne pas dépasser en 2025 pour éviter tout impôt en 2026 vient d’être révélé.

Un impact direct sur le salaire mensuel de millions de salariés

Ce changement profitera particulièrement aux salariés des secteurs où le recours aux heures sup est fréquent. Avec la nouvelle règle, un salarié effectuant régulièrement 4 à 6 heures supplémentaires par semaine pourra conserver la majoration de 25 %, même avec un congé posé. Cette décision pourrait augmenter la paie mensuelle de milliers de foyers, tout en obligeant les employeurs à adapter leurs outils de paie et assumer un coût salarial plus élevé.

Un dispositif conforme au droit européen et protecteur du repos

Pour la Cour, ignorer les congés payés dans le calcul des heures sup revenait à créer une forme de pénalité indirecte. Désormais, l’absence pour repos n’a plus d’effet négatif sur le droit aux heures majorées. Cette avancée renforce la protection du repos salarié, pilier du droit social européen. Elle envoie aussi un message clair : les congés ne doivent jamais réduire la rémunération potentielle, un principe enfin intégré au droit français. Retrouvez également notre article sur le chèque-vacances Agirc-Arrco : comment les retraités peuvent profiter d’une aide vacances ?

Conclusion

Ce nouveau mode de calcul marque une avancée considérable pour les salariés français, qui verront enfin leurs heures supplémentaires correctement rémunérées, même en cas de repos légal. Une réforme qui pourrait changer durablement le quotidien de millions de travailleurs. Et vous, que pensez-vous de cette décision de justice ? Partagez votre avis en commentaire.

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