Hausse du SMIC, revalorisation des retraites, limitation des arrêts maladie… Plusieurs mesures importantes entrent en vigueur dès ce début d’année 2026. Tour d’horizon des nouveautés sociales à connaître.
Revalorisation de 0,9 % des retraites de base et minima sociaux
Bonne nouvelle pour les retraités et allocataires : les pensions de retraite de base ainsi que les minima sociaux (RSA, AAH, ASPA…) sont revalorisés de 0,9 % au 1er janvier 2026.
Cette hausse, indexée sur l’inflation hors tabac de 2025, met fin aux craintes d’un gel évoqué un temps par le gouvernement. La réforme des retraites, elle, reste suspendue.
À lire aussi: Bon plan PER : voici les 3 pièges à éviter avant de vous lancer
Le SMIC augmente de 1,18 %
Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) est automatiquement revalorisé de 1,18 %.
Un ajustement modeste, qui selon la CFTC, reste insuffisant pour garantir un niveau de vie digne, incluant loisirs, épargne et projets de vie. Le syndicat plaidait pour une hausse de 5 %.
Nouveau congé de naissance : en vigueur au 1er juillet 2026
Pour soutenir la natalité, un congé de naissance est créé. Il sera accessible à chacun des deux parents dès le 1er juillet 2026, en complément du congé maternité et paternité.
- Durée : jusqu’à 2 mois par parent
- Indemnisation : 70 % du salaire net le premier mois, 60 % le second
Ce dispositif propose une alternative plus avantageuse que le congé parental, peu indemnisé à ce jour.
Arrêts de travail : durée désormais plafonnée
À partir de janvier, un arrêt maladie initial ne pourra pas dépasser 30 jours.
En cas de renouvellement, la durée maximale est fixée à 2 mois.
Objectif : freiner la hausse des indemnités journalières versées par l’Assurance maladie, dont le coût a explosé ces dernières années.
La CFTC alerte néanmoins sur les risques pour les salariés fragilisés, et plaide pour une prévention renforcée dans les entreprises.
Accès aux activités sociales (ASC) reporté à 2027
Une décision de la Cour de cassation prévoyait de supprimer toute condition d’ancienneté pour accéder aux activités sociales et culturelles (ASC) des comités sociaux et économiques (CSE), dès janvier 2026.
Sous la pression de plusieurs organisations, dont la CFTC, cette mesure est reportée à janvier 2027.
Les syndicats réclament une condition minimale de 3 mois d’ancienneté, pour éviter de fragiliser les budgets destinés aux salariés les plus précaires.
À retenir
| Mesure | Changement | Entrée en vigueur |
|---|---|---|
| Retraite et minima sociaux | +0,9 % | 1er janvier 2026 |
| SMIC | +1,18 % | 1er janvier 2026 |
| Congé de naissance | Jusqu’à 2 mois / parent | 1er juillet 2026 |
| Arrêts maladie | Limite : 30 jours initiaux | 1er janvier 2026 |
| ASC sans ancienneté | Report à 2027 | 1er janvier 2027 |
En tant que jeune média indépendant, CESdeFrance a besoin de votre aide. Soutenez-nous en nous suivant et en nous ajoutant à vos favoris sur Google News. Merci !

