Un algorithme passe vos aides sociales au crible : voici ce que la CAF regarde (et ce qu’elle écarte)

La CAF change sa méthode de contrôle. Depuis janvier 2026, un nouvel algorithme baptisé DMDE 2026 est utilisé pour repérer les dossiers à vérifier parmi les millions d’allocataires du RSA, de l’APL ou encore des allocations familiales.

Un objectif clair : traquer les erreurs et les fraudes

Chaque mois, près de 14 millions de foyers perçoivent des aides versées par les CAF. En 2024, cela représentait 108,6 milliards d’euros. Pour s’assurer que chacun perçoit ce à quoi il a droit – ni plus, ni moins – la CAF multiplie les contrôles :

  • Certains sont automatiques (à partir d’échanges de données avec d’autres organismes)
  • D’autres sont réalisés manuellement, sur pièces ou sur place

Le nouvel algorithme ne remplace pas les agents, mais les aide à identifier les situations à risque, notamment les dossiers susceptibles de contenir des trop-perçus de plus de 600 € sur 6 mois.

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Comment fonctionne l’algorithme ?

L’algorithme attribue un score de risque à chaque dossier, basé sur les données déclarées par les bénéficiaires. Il ne prend en compte ni la nationalité, ni le sexe, ni l’adresse de l’allocataire, pour éviter les biais discriminatoires.

Il ne tient pas non plus compte :

  • des connexions au compte CAF
  • des précédents contrôles
  • des échanges passés avec la CAF

En revanche, la situation économique (revenus, composition du foyer…) reste un critère central.

Ce qui change avec DMDE 2026

  • Il s’adapte aux nouvelles lois (réforme des APL, solidarité à la source…)
  • Il a été conçu avec une charte éthique et un comité indépendant, qui surveille son fonctionnement
  • Il vise des cas plus précis, pour éviter les contrôles inutiles

Et pour garantir la transparence, la CAF publie le code source de cet algorithme sur son site.

Concrètement, qui est concerné ?

En 2024 :

  • 6,4 millions d’allocataires ont été contrôlés
  • Moins de 1 % l’ont été via l’ancien algorithme

Avec DMDE 2026, les dossiers jugés les plus à risque seront prioritaires, mais toujours examinés par des agents humains, seuls habilités à décider d’un contrôle ou non.

Ce qu’il faut retenir

  • Le nouvel algorithme n’est pas une machine à radier, mais un outil d’aide au tri.
  • Il vise à cibler plus justement les cas à fort risque d’erreur.
  • Il a été conçu pour protéger les libertés, avec un suivi éthique renforcé.

La CAF promet ainsi plus de précision, moins de suspicion généralisée.

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