L’Argus remonte fortement et immédiatement sa cote sur les voitures d’occasion

Le marché des voitures d’occasion a connu une baisse de 13% en 2022, selon les données provisoires du cabinet NGC Data publiées par L’Argus. Cette baisse s’explique par une pénurie de modèles neufs, qui a fait flamber les prix. Les constructeurs ont diminué le nombre de véhicules de démonstration, tandis que les mises à la route ont fortement baissé chez les loueurs de courte durée. En conséquence, les voitures d’occasion de moins de 1 an ont vu leurs volumes fondre de 33%, tandis que celles âgées de 1 ou 2 ans ont diminué de 25%.

Face à cette situation, L’Argus a décidé de réajuster sa cote sur les voitures d’occasion. Les prix des voitures d’occasion ont en effet augmenté de 30% en deux ans, ce qui a entraîné un écart trop important entre les prix de vente des voitures d’occasion et les cotes de L’Argus.

Selon Olivier Flavier, vice-président Mobility France d’Advencia, maison mère de L’Argus, “nous avons rectifié nos courbes de dépréciation pour s’assurer qu’elles collent davantage au marché”.

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Ce réajustement des prix à la hausse effectué par L’Argus est déterminant pour les particuliers qui vendent leur vieille voiture à un concessionnaire. La cote fixée par cette publication fait autorité depuis son lancement, dans les années 1930. Cette revalorisation de la cote constitue un petit événement car L’Argus touche rarement à son indice fétiche, même s’il s’est adapté aux soubresauts récents.

En résumé, la pénurie de modèles récents et la guerre en Ukraine ont entraîné une hausse des prix des voitures d’occasion (et du carburant), ce qui a poussé L’Argus à réajuster sa cote. Les particuliers qui vendent leur vieille voiture à un concessionnaire seront particulièrement impactés par ce changement.

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