Le PER offre désormais un report de plafond de déduction sur cinq ans pour les versements effectués à partir de 2026.
Plébiscité depuis son lancement en 2019, le PER continue de monter en puissance. Avec 12,7 millions de titulaires et 141 milliards d’euros d’encours, il s’impose comme un outil central de préparation à la retraite. Le budget 2026 vient renforcer son attractivité fiscale avec une mesure clé : l’allongement du report de déduction.
Un avantage fiscal toujours au cœur du succès
Le principal atout du PER reste la possibilité de déduire les versements volontaires de son revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel dépendant des revenus professionnels.
Cette mécanique permet de réduire immédiatement son impôt, tout en constituant une épargne bloquée jusqu’à l’âge de la retraite (hors cas de déblocage anticipé). Résultat : les versements ont encore progressé de 16 % en 2025.
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Des plafonds revalorisés en 2026
En 2026, les plafonds de déduction évoluent. Pour les indépendants, la revalorisation du plafond annuel de la Sécurité sociale porte le plafond maximal de déduction à 88 911 euros.
Pour les salariés et autres contribuables, le plafond minimal grimpe à 4 710 euros, contre 4 636 euros l’an dernier. Une hausse modérée, mais qui élargit légèrement la capacité d’optimisation.
La déduction peut atteindre jusqu’à 10 % des revenus professionnels dans les limites réglementaires.
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Report étendu : jusqu’en 2031 pour les plafonds 2026
La vraie nouveauté concerne le report des plafonds non utilisés. Jusqu’ici, un plafond pouvait être reporté sur les trois années suivantes. Désormais, pour les plafonds générés à partir de 2026, cette durée passe à cinq ans.
Concrètement, un plafond non utilisé en 2026 pourra être mobilisé jusqu’à l’imposition des revenus 2031. En revanche, les plafonds acquis en 2025 restent soumis à l’ancienne règle des trois ans.
Cette extension offre davantage de flexibilité, notamment pour les contribuables dont les revenus varient d’une année à l’autre.
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Des ajustements moins favorables
Le budget 2026 comporte aussi des mesures plus restrictives. Les versements effectués après 70 ans ne donnent plus droit à la déduction fiscale.
Par ailleurs, les prélèvements sociaux sur les gains à la sortie passent de 17,2 % à 18,6 %, conséquence de l’augmentation de la CSG.
Un outil à manier avec méthode
Le PER reste un produit attractif pour les contribuables fortement imposés, mais il nécessite une vision à long terme. L’épargne est bloquée jusqu’à l’âge légal de départ à la retraite, sauf cas exceptionnels.
Avec un report étendu à cinq ans, le dispositif gagne en souplesse et peut permettre d’optimiser sa fiscalité sur plusieurs exercices.
Allez-vous profiter de cette nouvelle fenêtre jusqu’en 2031 pour ajuster vos versements ? Partagez votre réflexion en commentaire.
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