La hausse des aides au logement prévue en octobre 2026 représentera quelques euros supplémentaires par mois, alors que le non-recours laisserait 1,1 million de foyers éligibles sans aucune aide.
Les droits à l’APL, à l’ALS et à l’ALF doivent être revalorisés de 1,15 % à compter du 1ᵉʳ octobre 2026. Pour les allocataires actuels, cette évolution serait automatique et apparaîtrait sur le versement effectué au début du mois de novembre.
Cette petite hausse concernerait 5,54 millions de foyers. Elle reste pourtant minime face au montant que perdent les ménages éligibles qui ne demandent pas leur aide au logement.
Une hausse limitée à quelques euros par mois
Le taux de 1,15 % correspond à l’évolution annoncée de l’indice de référence des loyers, mesuré par l’Insee. Cet indice sert chaque année à ajuster les aides au logement afin de suivre, au moins partiellement, la progression des loyers.
Pour l’APL et l’ALS, le gain moyen serait d’environ 2 euros par mois, soit 24 euros sur une année complète. Pour l’ALF, la hausse atteindrait environ 3 euros par mois, ou 36 euros sur un an.
Le montant moyen de l’APL passerait ainsi à environ 230 euros. Les bénéficiaires déjà enregistrés auprès de la CAF ou de la MSA n’auraient aucune demande particulière à déposer pour profiter de la revalorisation.
Les trois prestations ne couvrent pas exactement les mêmes situations. L’APL concerne les logements conventionnés, l’ALF vise notamment les familles avec enfants et l’ALS répond aux autres profils éligibles, parmi lesquels peuvent figurer des étudiants ou des personnes âgées. Découvrez notre article sur la CAF : une simple déclaration trimestrielle peut décider du moment où votre prime d’activité augmente.
Le non-recours représente une perte bien plus lourde
Le principal manque à gagner ne se joue donc pas sur les 2 ou 3 euros ajoutés chaque mois. Des données présentées comme issues d’un rapport de la DREES évaluent à près de 20 % la proportion de personnes éligibles qui ne réclament pas leur aide au logement.
Cela représenterait 1,1 million de foyers privés de tout versement. Selon leur situation, la somme non perçue peut atteindre plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d’euros par mois, bien davantage que les 24 à 36 euros annuels apportés par la revalorisation annoncée.
La méconnaissance des dispositifs et la complexité perçue des démarches sont avancées pour expliquer cette situation. Les jeunes et les travailleurs précaires figurent parmi les publics susceptibles d’ignorer leur éligibilité, sans qu’une ventilation précise soit fournie.
L’article détaillant ces chiffres est signé par Yvan Jourdan. Sur sa page auteur datée de 2021, Pleine Vie le présente comme journaliste spécialisé consommation et vie pratique, diplômé d’une licence en biologie animale depuis 2021.
Automatique pour les allocataires, invisible pour les autres
La distinction est nette. Les personnes qui perçoivent déjà l’APL, l’ALF ou l’ALS devraient voir leur montant actualisé sans démarche. Les foyers qui ne sont pas identifiés comme allocataires risquent, eux, de ne recevoir ni la hausse ni l’aide initiale.
La revalorisation d’octobre ne corrigera donc pas le non-recours. Elle modifiera les droits existants, mais ne déclenchera pas automatiquement un versement pour un ménage qui n’a jamais demandé la prestation. Retrouvez aussi notre article sur la prime d’activité CAF : le seuil des 1 700 € cache une règle plus piégeuse pour les travailleurs modestes.
Avant de se réjouir des quelques euros annoncés, le vrai enjeu consiste à vérifier son éventuelle éligibilité auprès de la CAF ou de la MSA. Pour un foyer actuellement sans aide, l’écart financier potentiel dépasse largement la revalorisation annuelle.
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