La Cnav vient de publier ses derniers chiffres : la pension moyenne du régime général s’élève à 891 € bruts par mois. Au 31 décembre 2025, la France comptait 15,57 millions de retraités relevant du régime général. Si la pension moyenne brute atteint 891 €, ce chiffre global masque de profondes inégalités selon les parcours, les profils et le genre. Entre carrières complètes, pensions de réversion et minimum contributif, les situations varient considérablement d’un retraité à l’autre, révélant la fragilité financière d’une grande partie de nos aînés.
Une pension moyenne qui cache de fortes disparités
La pension moyenne brute de 891 € par mois reste bien inférieure à la moyenne tous régimes confondus, établie à 1 626 € bruts. Ce chiffre est tiré vers le bas par les retraités n’ayant pas validé une carrière complète. Pour les 6,7 millions de retraités ayant cotisé tous leurs trimestres, la pension de base grimpe à 1 326 € en moyenne, illustrant à quel point la durée de carrière reste déterminante dans le calcul des droits à la retraite. Découvrez notre article sur le succès fulgurant du PER : pourquoi son avantage fiscal puissant séduit 12,7 millions de Français.
Des écarts persistants et marqués entre hommes et femmes
Les inégalités de genre restent particulièrement visibles dans ces chiffres. Les hommes perçoivent en moyenne 972 € bruts par mois, contre seulement 711 € pour les femmes, soit un écart de 261 €. Carrières interrompues, temps partiels fréquents et moindre accès aux postes à responsabilité expliquent ce fossé. Les femmes sont également surreprésentées parmi les bénéficiaires du minimum contributif : 41,2 % des retraitées en bénéficient contre seulement 17,8 % des hommes.
Le poids considérable des pensions de réversion
Parmi les 15,57 millions de retraités du régime général, 2,8 millions perçoivent une pension de réversion, versée au conjoint survivant. 91 % des bénéficiaires sont des femmes, ce qui accentue encore les inégalités déjà observées. Si cette prestation permet de maintenir un revenu après le décès du conjoint, elle reste souvent limitée et révèle une dépendance financière persistante des femmes vis-à-vis du parcours professionnel de leur conjoint tout au long de leur vie active.
Le minimum contributif, un filet de sécurité insuffisant
Fin 2025, 4,5 millions de retraités bénéficiaient du minimum contributif, soit 30,5 % des titulaires de droits directs. Ce dispositif relève mécaniquement les pensions jusqu’à un seuil plancher pour ceux ayant cotisé longtemps sur de faibles salaires. Il révèle surtout l’ampleur des carrières modestes dans notre système. Les pensions complémentaires comme l’Agirc-Arrco permettent d’améliorer sensiblement le niveau de vie, mais leur montant varie fortement selon les parcours professionnels de chacun. Retrouvez aussi notre article sur la bonne nouvelle : préparer sa retraite devient plus simple dès 2026.
L’impact des réformes sur les générations futures
Ces chiffres s’inscrivent dans un contexte de réforme des retraites avec un âge légal progressivement porté à 64 ans. Les générations proches du départ devront travailler plus longtemps pour espérer atteindre les niveaux moyens observés aujourd’hui. Cette évolution pourrait accentuer les écarts entre ceux qui bénéficient de carrières stables et ceux qui connaissent des interruptions répétées ou des revenus modestes tout au long de leur vie professionnelle.
Conclusion
Les chiffres de la Cnav dressent un tableau contrasté de la retraite en France : une pension moyenne insuffisante pour beaucoup, des inégalités hommes-femmes persistantes et des réformes qui allongent la durée de cotisation nécessaire. Face à ce constat, anticiper sa retraite devient plus que jamais indispensable. Quel est votre avis sur le niveau des pensions en France ? Donnez votre avis en commentaire.
En tant que jeune média indépendant, CESdeFrance a besoin de votre aide. Soutenez-nous en nous suivant et en nous ajoutant à vos favoris sur Google News. Merci !

