Avec 12,7 millions de titulaires et 141 milliards d’euros d’encours, le PER s’impose comme le placement retraite préféré des Français. Créé par la loi Pacte, le plan d’épargne retraite n’a jamais été aussi populaire. Au troisième trimestre 2025, les encours ont franchi le cap des 141,1 milliards d’euros, en hausse de 19 % sur un an, avec plus d’un million de nouveaux souscripteurs. Derrière ces chiffres spectaculaires, un phénomène plus profond se dessine : le PER s’impose autant comme outil de préparation à la retraite que comme levier d’optimisation fiscale puissant.
Des chiffres records qui illustrent un engouement sans précédent
Les PER individuels représentent à eux seuls 82,4 milliards d’euros d’encours, contre 31,7 milliards pour les plans collectifs d’entreprise et 27,1 milliards pour les PER obligatoires. Il s’agit du quatrième trimestre consécutif de progression soutenue. Les versements ont progressé de 16 % en 2025 pour atteindre 20,2 milliards d’euros. Les plans d’entreprise collectifs bénéficient de l’abondement employeur, tandis que les dispositifs obligatoires restent plus marginaux dans la dynamique globale. Retrouvez notre article sur l’épargne retraite : le PER explose grâce à la déduction d’impôt.
L’inquiétude sur la retraite comme principal moteur
Derrière cette montée en puissance, la crainte joue un rôle central. Selon le Cercle de l’Épargne, 72 % des actifs redoutent de ne pas pouvoir vivre correctement avec leur seule pension légale. La conjoncture financière a également soutenu les encours : les fonds en euros affichent des rendements annuels autour de 2,5 à 3 %, et les marchés financiers se maintiennent relativement bien. Les profils plus exposés aux marchés peuvent espérer davantage, mais au prix d’une volatilité accrue selon leur allocation.
Un outil fiscal redoutablement efficace pour les cadres et indépendants
La fiscalité explique en grande partie l’ampleur du phénomène. Les versements volontaires sur le PER sont déductibles du revenu imposable dans la limite du plafond indiqué sur l’avis d’imposition. Pour un contribuable taxé à 41 %, un versement de 10 000 € peut ainsi réduire l’impôt de 4 100 €. Le PER devient alors un véritable outil d’arbitrage fiscal, particulièrement prisé des cadres et des travailleurs indépendants qui cherchent à transformer une charge immédiate en épargne de long terme.
Placement retraite ou niche fiscale : la vraie question
Si l’avantage fiscal à l’entrée est puissant, la réalité du PER rappelle qu’il s’agit d’un engagement sur la durée. La fiscalité à la sortie et le blocage des fonds jusqu’à l’âge légal de départ à la retraite sont deux contraintes que tout souscripteur doit intégrer dans sa réflexion. En 2026, la dynamique devrait néanmoins se poursuivre, tant le PER s’est installé au cœur des stratégies patrimoniales, à mi-chemin entre préparation de l’avenir et optimisation fiscale immédiate. Découvrez également notre article sur la mauvaise surprise en 2026 : le PER ne sera plus déductible après 70 ans.
Conclusion
Le Plan d’épargne retraite cumule aujourd’hui les atouts d’un produit d’épargne performant et d’un levier fiscal efficace, ce qui explique son ascension fulgurante. Reste à chaque épargnant de trouver le bon équilibre entre avantage immédiat et vision long terme. Avez-vous souscrit un PER pour préparer votre retraite ou optimiser votre fiscalité ? Donnez votre avis en commentaire.
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