46 % des détenteurs de PER envisagent de ne plus l’alimenter suite aux restrictions de 2026, et 85 % des plus de 65 ans le disent, selon le baromètre Odoxa-Groupama pour Capital et BFM. Pourtant, les experts écartent une désertion massive du produit.
Avec 12,7 millions de titulaires et 141,1 milliards d’euros d’encours au 30 septembre 2025, le PER reste un pilier de l’épargne française malgré la suppression de la déductibilité des versements après 70 ans et la hausse de la CSG de 1,4 % à la sortie.
Un succès qui ne se dément pas : de 12 % à 25 % de souscripteurs depuis 2019
Malgré les controverses, le PER continue de progresser. Le taux de souscription a doublé depuis sa création en 2019, passant de 12 % à 25 % des Français aujourd’hui, avec une progression de +8 points entre 2023 et avril 2026. Les trois critères qui font son succès restent inchangés : la déduction fiscale (citée par 38 % des détenteurs), la simplicité (21 %) et le rendement (20 %). Découvrez notre article sur sur la retraite : partir quelques semaines trop tôt peut vous faire perdre gros.
Les moins de 70 ans conservent l’avantage fiscal : pas de désertion selon les experts
« Je ne pense pas qu’il y ait de la désertion prévue pour le PER», analyse Matthieu Silva Santos de Goodvest. « Il doit rester une brique fondamentale d’une stratégie patrimoniale. Il conserve encore un intérêt en matière d’économie d’impôt puisque les moins de 70 ans conservent la déductibilité des versements. » La loi a également allongé de 3 à 5 ans la durée de report des plafonds non utilisés, une mesure favorable aux épargnants actifs.
Après 70 ans, l’assurance-vie s’impose comme alternative naturelle
Pour les plus de 70 ans privés de déductibilité, l’assurance-vie prend le relais : « Ces personnes conservent finalement l’assurance-vie, qui reste une enveloppe fiscale, financière et successorale assez intéressante. Après 70 ans, les plus-values restent exonérées d’impôt sur les successions. » L’autre impact pour tous les titulaires : la hausse de la CSG de 1,4 % sur le PER à la sortie.
Le Livret A détrôné : immobilier et assurance-vie en tête des préférences
En avril 2025, les livrets d’épargne dominaient avec 42 % de citations. Un an plus tard, l’immobilier et l’assurance-vie les dépassent à 25 % chacun, les livrets tombant à 23 %. La moitié des répondants n’alimentent plus (42 %) voire ont fermé (7 %) leur Livret A, découragés par la baisse répétée du taux, désormais à 1,5 % depuis le 1ᵉʳ février 2026. Retrouvez aussi notre article sur les impôts 2026 : déclaration de revenus, cases à remplir, barème… le guide complet pour ne pas se tromper.
Conclusion
Le PER conserve sa place d’outil incontournable pour les actifs de moins de 70 ans, mais les nouvelles restrictions accélèrent un rééquilibrage vers l’assurance-vie et l’immobilier dans les stratégies patrimoniales des Français. La suppression de la déductibilité du PER après 70 ans et la hausse de la CSG à la sortie vous ont-ils conduit à revoir votre stratégie d’épargne retraite, et envisagez-vous de basculer une partie de vos versements vers l’assurance-vie ? Donnez votre avis en commentaire.
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