Le gouvernement prévoit de réduire les aides versées aux entreprises pour l’embauche d’apprentis, avec 200 millions d’euros d’économies attendues dès 2026.
Nouveau tour de vis budgétaire en préparation. Le ministère du Travail prévoit d’abaisser les montants des aides accordées aux entreprises qui recrutent des apprentis, notamment pour les formations du supérieur comme les BTS, les licences ou les diplômes d’ingénieur.
Objectif affiché : maîtriser la dépense publique tout en maintenant le dispositif.
Des montants revus à la baisse selon la taille de l’entreprise
Ces dernières années, les aides à l’embauche avaient été fortement renforcées, atteignant jusqu’à 6 000 euros par contrat. En 2024, elles avaient déjà été réduites à 5 000 euros pour les entreprises de moins de 250 salariés et à 2 000 euros pour les plus grandes.
Le nouveau projet de décret prévoit une nouvelle diminution. Pour les entreprises de moins de 250 salariés, la prime maximale passerait à 4 500 euros pour les apprentis préparant un diplôme de niveau Bac +2, comme un BTS ou un DUT. Pour les formations plus longues – licences, masters ou diplômes d’ingénieur – elle resterait fixée à 2 000 euros.
Dans les entreprises de 250 salariés et plus, l’aide serait ramenée à 1 500 euros pour les diplômes de niveau Bac +2 et à 750 euros pour les niveaux supérieurs.
Une exception demeure : le montant de 6 000 euros serait maintenu pour l’embauche d’apprentis en situation de handicap.
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Des économies importantes attendues
Ces aides concernent uniquement la première année des contrats d’apprentissage conclus avant le 1er janvier 2027. Le ministère du Travail estime que ces ajustements permettront d’économiser environ 200 millions d’euros dès 2026 et jusqu’à 900 millions d’euros sur deux ans.
Le décret doit entrer en vigueur rapidement après sa publication et s’appliquera aux nouveaux contrats signés à compter de cette date.
Un dispositif qui avait transformé l’apprentissage
Les aides exceptionnelles mises en place ces dernières années ont largement contribué à l’essor de l’apprentissage. Le nombre d’apprentis est passé d’environ 430 000 en 2017 à plus d’un million en 2023.
Cette dynamique s’est particulièrement développée dans l’enseignement supérieur et les secteurs de services, où l’apprentissage est devenu une voie privilégiée d’insertion professionnelle.
Reste à savoir si la baisse des aides freinera les recrutements ou si les entreprises continueront à miser sur ce modèle malgré des soutiens financiers réduits.
Pensez-vous que ces coupes risquent de ralentir l’apprentissage en France ou s’agit-il d’un ajustement nécessaire ? Donnez votre avis en commentaire.
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