Après une baisse prolongée du rendement, le Livret A pourrait bénéficier d’un regain grâce à la récente remontée de l’inflation.
Le Livret A a vu son taux chuter de 3 % en janvier 2025 à 1,5 % depuis février 2026, provoquant un désintérêt croissant des épargnants. Mais la dynamique pourrait s’inverser : en mars 2026, l’inflation a atteint 1,7 %, son niveau le plus élevé depuis un an, stimulée par la hausse des prix de l’énergie. Cette évolution pourrait influer sur le prochain ajustement du taux.
Comment le taux du Livret A est-il fixé ?
Le taux du Livret A n’est pas arbitraire. Il repose sur une formule combinant :
- La moyenne semestrielle de l’inflation hors tabac,
- Les taux interbancaires de la zone euro (€STR),
Le total est ensuite divisé par deux. Cette formule est recalculée deux fois par an, avec une application au 1er février et au 1er août. La Banque de France transmet ensuite sa recommandation au gouvernement, qui prend la décision finale.
Même si la formule fournit une indication, le gouvernement peut décider de lisser une hausse temporaire pour limiter l’impact sur les finances publiques.
Quels scénarios pour août 2026 ?
Avant le rebond de l’inflation, une stabilisation autour de 1,6 % semblait probable. Avec l’inflation qui pourrait se maintenir autour de 1,7 % ou même approcher 2 % au printemps, les projections évoluent.
Selon les données de l’Insee publiées fin mars, un taux à 1,7 % paraît réaliste, voire 1,8 % dans un scénario plus dynamique. Ces hypothèses restent toutefois conditionnées aux prochains indicateurs économiques.
Quel impact pour les épargnants ?
Pour un Livret A au plafond de 22 950 euros :
- Avec 1,5 %, les intérêts annuels s’élèvent à 344,25 €
- Avec 1,7 %, ils passeraient à 390,15 €, soit un gain supplémentaire de 46 €
- Avec 1,8 %, le rendement augmenterait légèrement davantage
Ces ajustements restent modestes, mais contribuent à redonner un peu d’attrait au Livret A.
Une révision exceptionnelle reste possible
En théorie, une mise à jour exceptionnelle pourrait intervenir au 1er mai ou au 1er novembre en cas de décalage important avec le taux théorique. Pour l’instant, cette option est peu probable.
Mais si l’inflation continue d’accélérer, notamment sous l’effet des tensions internationales et de la hausse des prix de l’énergie, cette question pourrait revenir rapidement sur la table.
Pour les épargnants, cela pourrait signifier un Livret A plus attractif, même si la progression reste progressive.
En tant que jeune média indépendant, CESdeFrance a besoin de votre aide. Soutenez-nous en nous suivant et en nous ajoutant à vos favoris sur Google News. Merci !

