Derrière l’Assurance retraite se cachent deux acteurs distincts : la CNAV, qui pilote au niveau national, et la Carsat, qui traite réellement votre dossier de pension, sauf si vous vivez en Île-de-France.
Quand on prépare sa retraite, on reçoit des courriers de l’Assurance retraite, de la CNAV, parfois de la Carsat. Ces trois sigles désignent pour l’essentiel le même régime général, vu à des niveaux différents.
Fin 2023, 17,2 millions de personnes touchaient une retraite de droit direct des régimes français, selon la Drees. Chacune a un dossier géré par une caisse précise. Savoir laquelle, c’est éviter de perdre des mois au moment de liquider sa pension.
CNAV et Carsat : un même régime, deux niveaux
La Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) est l’organisme central du régime général. Elle définit les règles, pilote le réseau et gère directement les assurés d’Île-de-France.
La Carsat, Caisse d’assurance retraite et de santé au travail, est son relais dans les autres régions. C’est elle qui calcule vos droits, liquide votre pension et vous la verse chaque mois. Elle porte aussi l’action sociale et la prévention des risques professionnels.
Les deux niveaux ne travaillent pas en silos. En 2021, la Caisse nationale, les Carsat et les CGSS ont mené des ateliers collaboratifs pour harmoniser leurs pratiques, indique l’Assurance retraite dans son rapport d’activité. Découvrez notre article sur le Carsat ou Agirc-Arrco : la part qui pèse le plus dans votre pension peut tout changer en 2027.
C’est la Carsat qui gère votre dossier, sauf en Île-de-France
Le point qui prête à confusion, c’est votre interlocuteur. En Île-de-France, la CNAV traite directement votre dossier. Partout ailleurs, c’est la Carsat de votre région.
Si vous avez cotisé dans plusieurs régimes, vos trimestres sont répartis entre plusieurs caisses. Un salarié du privé relève de la Carsat, un exploitant ou salarié agricole de la MSA. Vérifier cette répartition évite de laisser des trimestres de côté.
La pension de réversion suit la même logique. Elle représente 54 % de la retraite de base du défunt, sous condition de ressources, et reste réservée au conjoint marié : ni le Pacs ni le concubinage n’ouvrent ce droit. La demande se fait auprès de la caisse de rattachement du défunt.
Vérifiez vos trimestres et déposez votre demande 4 mois à l’avance
La bonne caisse ne suffit pas. Pour éviter un retard de versement, déposez votre demande au moins 4 mois avant la date de départ que vous visez, âge légal ou taux plein.
Avant cela, contrôlez votre relevé de carrière sur le site de l’Assurance retraite. Tous vos trimestres cotisés et vos salaires doivent y figurer. Une omission détectée tôt se corrige. Détectée trop tard, elle peut déboucher sur une décote.
Quelle que soit votre caisse, vos démarches passent par le même espace personnel sur lassuranceretraite.fr. C’est là que vous suivez votre demande, de la saisie jusqu’à la notification de votre pension.
Un point de contexte : la réforme des retraites de 2023 a été suspendue, le texte ayant été adopté au Parlement le 16 décembre 2025, selon la CFDT Retraités. Les règles de liquidation peuvent encore évoluer. La répartition des rôles entre CNAV et Carsat, elle, ne bouge pas. Retrouvez notre article sur les retraites : l’Assurance retraite verse le 9 octobre, l’Agirc-Arrco en temps et en heure, la MSA début octobre.
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