Au 1ᵉʳ janvier 2027, le plafond de la Sécurité sociale devrait passer à 4 075 € par mois : pour les salariés dont la rémunération approche ou dépasse ce seuil, une part plus importante du salaire sera soumise à cotisations, retraite comprise.
La revalorisation annoncée est de 1,74 %, selon les données publiées par le Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS). Le plafond mensuel de 2026 était fixé à 4 005 € (LégiSocial) : il serait porté à 4 075 € au 1ᵉʳ janvier 2027, soit 70 € de plus par mois.
Sur l’année, le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) s’établirait à 48 900 € en 2027, contre 48 060 € en 2026. Ces montants anticipent l’arrêté gouvernemental attendu d’ici la fin de l’année : ils restent à confirmer avant de s’appliquer aux fiches de paie.
4 075 € par mois et 48 900 € par an : les nouveaux seuils 2027
Conformément aux prévisions de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, les valeurs de référence ont été actualisées pour toutes les périodicités. Outre le plafond mensuel de 4 075 € et le plafond annuel de 48 900 €, le montant journalier serait fixé à 224 € et le plafond horaire à 30 €.
Mayotte conserve un régime spécifique : le plafond mensuel y passerait à 3 229 €, une progression plus marquée de 6,8 %. Ces seuils servent de base de calcul à une large part des prélèvements sociaux. Découvrez notre article sur la sécurité sociale : ce plafond 2026 change tout pour votre retraite, vos droits et votre net à payer.
Cotisations retraite : ce qui change pour les salaires élevés
Le relèvement du plafond affecte d’abord le calcul des cotisations de retraite de base et complémentaire des salariés du secteur privé. Pour les rémunérations élevées, une part plus importante du salaire devient soumise à cotisations.
Le plafond mensuel passant de 4 005 € à 4 075 €, la fraction de salaire intégrée dans l’assiette des cotisations s’élargit pour ceux qui gagnent au-dessus de ce seuil. Le montant net perçu peut en être influencé, mais l’effet dépend de chaque situation et ne se traduit pas par une baisse uniforme du salaire net.
Indemnités journalières, épargne salariale et stages
La hausse du plafond revalorise également le montant maximum des indemnités journalières versées en cas de maladie, d’accident du travail, de maternité ou de paternité, ainsi que les pensions d’invalidité.
Le plafond sert aussi de référence à d’autres dispositifs. Il détermine les limites d’abondement de l’employeur sur le plan d’épargne entreprise (PEE) et le plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco). La gratification minimale des stages de plus de deux mois, indexée sur ce plafond, devrait elle aussi progresser légèrement en 2027.
Pour l’essentiel, ce qui change au 1ᵉʳ janvier 2027 se lit sur la fiche de paie des salaires les plus élevés : une assiette de cotisations retraite un peu plus large, et des droits sociaux revalorisés en contrepartie. Les montants définitifs restent à confirmer par l’arrêté. Retrouvez aussi notre article sur « Et si la Sécurité sociale ne pouvait plus être financée en 2027 ? Ce scénario inquiète déjà.
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