Le service militaire effectué avant 1992 peut valider jusqu’à quatre trimestres de retraite, et l’un de ces trimestres est parfois resté de côté sur le relevé de carrière.
Le service militaire n’est plus obligatoire depuis la fin des années 1990, mais il continue de peser dans le calcul des pensions. Chaque période de 90 jours sous les drapeaux, consécutifs ou non, ouvre droit à un trimestre assimilé : aucune cotisation n’est nécessaire pour que ces mois soient comptés.
Pour les générations nées avant 1970, une année complète de service pouvait ainsi valider jusqu’à quatre trimestres. La Drees évalue la pension moyenne des retraités français à 1 705 euros bruts par mois en 2024, un repère utile : chaque trimestre validé compte pour atteindre le taux plein et pour le montant final de la pension.
Avant 1992, jusqu’à quatre trimestres de service validés
Pour les appelés nés avant 1970, le service militaire complet pouvait permettre de valider jusqu’à quatre trimestres de retraite. Chaque trimestre correspond à 90 jours de service, consécutifs ou non. Une année sous les drapeaux représentait donc un avantage concret pour atteindre le taux plein.
Ces trimestres sont assimilés : ils sont comptés sans qu’aucune cotisation ne soit versée. Ils s’ajoutent aux trimestres cotisés et peuvent améliorer à la fois l’âge de départ et le montant de la pension. Pour en savoir davantage, retrouvez notre article sur LA retraite : si vous avez effectué votre service militaire avant cette date, vous pouvez valider jusqu’à 4 trimestres sans le savoir.
Après la réforme de 1992, trois trimestres et un débat qui persiste
La réduction du service national à dix mois, en 1992, a changé la donne. Les appelés de la génération X ne peuvent plus valider que trois trimestres. Même si la durée se rapprochait de douze mois, le mois restant n’était pas comptabilisé.
Cette différence est régulièrement contestée au Parlement. Certains députés jugent le plafonnement injuste, car les jeunes appelés percevaient une solde symbolique et ne pouvaient cumuler cette période avec une activité rémunérée, rapporte Le Figaro. Le ministère des Armées précise que toute évolution des règles relève du ministère du Travail et des Solidarités, ce qui suppose une décision politique et une modification des textes.
Vérifier que son service est bien compté
Le point à surveiller : ces périodes ne remontent pas toujours sur le relevé de carrière. Si une période de service manque, il revient à l’assuré de la prouver, notamment avec l’état signalétique et des services, un document à demander aux archives militaires.
Le service militaire compte aussi pour la carrière longue, un dispositif qui permet de partir plus tôt. Avant d’entamer une démarche, mieux vaut vérifier sur son relevé que chaque période a bien été prise en compte, puis rassembler les justificatifs manquants. Retrouvez également notre article sur la retraite anticipée 2026 : le service militaire redevient décisif, mais gare à cette condition oubliée.
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