Vous croyez vraiment qu’en taxant à mort les entrepreneurs, on va sauver la France ? C’est le pari de la taxe Zucman, soutenue par une large majorité de Français qui ont du mal avec les mathématiques. Mais derrière ce coup de com’ qui flatte un ressentiment populaire, c’est tout un pan de l’économie et de l’investissement qui pourrait s’effondrer, comme le rappelle l’entrepreneur Éric Larchevêque, fondateur de Ledger.
Une taxe sur le patrimoine qui ne dit pas son nom
La proposition de Gabriel Zucman est simple : un impôt plancher de 2 % par an sur tout patrimoine supérieur à 100 millions d’euros. L’idée paraît séduisante pour ceux qui rêvent de voir « les riches » payer. Mais la réalité est plus brutale : la plupart de ces patrimoines sont constitués d’actions d’entreprises, d’outils de travail improductifs au quotidien, et non pas de liquidités sonnantes et trébuchantes.
Éric Larchevêque illustre parfaitement ce piège. Son patrimoine est valorisé à 375 millions d’euros parce qu’il détient des actions de Ledger. Mais ces actions ne lui versent ni dividendes, ni revenus réguliers. Elles ne représentent que le contrôle de son entreprise. Taxer 2 % de ce patrimoine revient donc, mécaniquement, à l’obliger à céder chaque année une partie de son capital à l’État, affaiblissant son contrôle et la stabilité de sa société.
Un entrepreneur qui perd son capital perd son entreprise. La taxe Zucman, c’est en réalité une nationalisation déguisée, sans débat assumé.
Le vrai problème : une fiscalité déjà confiscatoire
Si les entrepreneurs se versent peu de dividendes, ce n’est pas par cupidité. C’est parce que la fiscalité française est déjà la plus lourde d’Europe. Sur 100 euros de bénéfice, un dirigeant récupère à peine 40 à 50 euros après impôt sur les sociétés, charges sociales et flat tax. Dans ces conditions, qui a envie de se rémunérer davantage ?
En imposant encore plus, l’État pousse les créateurs de valeur à arbitrer autrement : moins de salaires, moins de dividendes, plus d’argent placé dans des holdings réinvesties. Non pas pour échapper à l’impôt, mais pour garder une dynamique d’investissement qui soutient l’économie réelle.
Et face à cette logique, que répond la gauche ? Toujours la même rengaine : « Les riches doivent payer. » Comme si surtaxer quelques centaines d’entrepreneurs allait miraculeusement combler un budget étatique obèse et mal géré.
Un populisme fiscal qui fragilise l’attractivité
86 % des Français plébiscitent la taxe Zucman. C’est massif. Mais c’est aussi révélateur d’une France de gauchistes qui refuse de regarder les vrais chiffres : la dette explose, la dépense publique est hors de contrôle, et au lieu de s’attaquer à la maîtrise des dépenses, on préfère désigner un ennemi commode.
Cette dérive populiste a un prix : l’attractivité du pays. Déjà, nombre d’investisseurs et de chefs d’entreprise considèrent la France comme devenue peu attractive. Ajouter une nouvelle taxe confiscatoire, c’est la garantie d’accélérer l’exode des talents et des capitaux. Et sans investisseurs, pas de PME qui grossissent, pas de nouvelles embauches, pas de patrimoine qui se crée. Juste un pays qui s’appauvrit en se donnant l’illusion de punir ses « coupables ».
Vers une alternative entrepreneuriale
Le vrai débat n’est pas celui de « faire payer les riches ». C’est celui de libérer la création de valeur, en réduisant les dépenses publiques et en allégeant la pression fiscale. Les entrepreneurs ne demandent pas à être choyés, mais simplement à pouvoir réinvestir, innover et grandir sans être siphonnés chaque année par une administration obsédée par la redistribution.
Éric Larchevêque le dit sans détour : « Si l’on veut que les entrepreneurs participent plus, il faut paradoxalement baisser les impôts. » Moins de charges, plus de dividendes, plus de consommation, plus d’investissement. Et donc, in fine, plus de recettes fiscales pour l’État.
Le choix est clair : continuer à flatter une jalousie sociale qui fait illusion à court terme, ou assumer une vraie stratégie de croissance qui repose sur la liberté et la responsabilité individuelle.
👉 Et vous, pensez-vous que la taxe Zucman est une réponse crédible aux défis de la France, ou juste un slogan idéologique ? Partagez vos réactions en commentaire, le débat est ouvert.
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