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Loi MiCA : entre incompétence et conflits d’intérêts

Un titre certes accrocheur mais il faut expliquer que la loi MiCA, qui doit être votée aujourd’hui au parlement européen, a ré-inclut en dernière minute le bannissement des crypo monnaies s’appuyant sur la preuve de travail (Proof of Work).

Il faut comprendre que les personnes qui vont voter la loi MiCA ne comprennent rien à l’industrie crypto et plus généralement, à la blockchain elle-même. Alors entrevoir la révolution technologique qui l’accompagne, c’est un peu comme croire que le minitel vas s’imposer face à internet.

Mais avant d’aller plus loin, je vous invite à visionner cette vidéo qui vous explique concrètement ce qu’est la loi MiCA .

Les utilisateurs de blockchains on déjà pris conscience de la puissance de la technologie Blockchain et de son impact sur l’économie des prochaines années. C’est d’ailleurs de part cette prise de conscience que le nombre d’investisseurs augmente et accumulent toujours plus de crypto actifs .

Pour les non initiés, nous allons résumer en quelques points clés ce que la blockchain et les crypto actifs peuvent apporter à l’humanité :

Petit rappel

Bitcoin représente la liberté à tout habitant de posséder et d’échanger de la valeur sans passer par le système bancaire régulé ou un gouvernement. Ce dernier pouvant geler les actifs sur une simple décision d’état. Nous l’avons récemment vu avec le gel des avoirs, comptes et biens des proches de Poutine. Le gouvernement Russe aurait justement utilisé Bitcoin pour éviter ou limiter une catastrophe économique dans son pays liée aux sanctions européennes et au coût de financement d’une guerre. Le camp ukrainien a quand à lui put bénéficier de plusieurs millions de dollars de dons en crypto monnaies, issus de cagnottes solidaires construites sur la blockchain.

À lire aussi : La guerre passe aussi par la cryptographie

Peu importe le camp, force est de constater que la blockchain, et plus particulièrement Bitcoin, est une réponse technique qui permet à ces deux états de se doter de moyens d’action aux effets immédiats pouvant avoir une influence indirecte sur l’issue du conflit.

De plus, Bitcoin permet de bancariser n’importe quel habitant au travers d’un portefeuille accessible depuis n’importe quel smartphone. Ce qui est loin d’être la majorité dans les pays les moins développés.

De par sa nature, cette technologie a le pouvoir de modifier l’équilibre géopolitique et économique mondial et visiblement,  nos visionnaires du minitel sont toujours là avec leurs idées préconçues et leur incompréhension totale du fonctionnement et des enjeux liés à la technologie.

Pour être rentable sur le long terme, le mining de Bitcoin doit avoir un coût électrique le plus bas possible voire gratuit. Et malgré les détracteurs et autres têtes pensantes se disant écolo, la meilleure façon pour un mineur d’obtenir une énergie pas chère est l’énergie créée qui aurait été gaspillée sans les mineurs de Bitcoins.

Cette stratégie de vendre le surplus d’énergie aux mineurs de Bitcoin permet aussi aux producteurs d’énergie :

  • d’augmenter leur chiffre d’affaire
  • continuer d’embaucher
  • participer à la gestions des besoins énergétiques du pays
  • réduire les coûts pour le consommateur

Mais aussi : lutter contre le réchauffement climatique. L’énergie est déjà produite et une partie sera perdue si elle n’est pas utilisée. De plus, la chaleur dégagée par les machine de minage peut être réutilisée pour chauffer des batiments par exemple. C’est un vrai système gagnant gagnant si l’on privilégie évident l’énergie au bon fonctionnement du pays. On dira que c’est un bonus tombé du ciel de plusieurs milliards qui bénéficiera à l’ensemble des français.

Contexte et analyse

Le secteur crypto doit effectivement être régulé mais pas uniquement sur les questions de fiscalité. Cette technologie va devenir un standard dans le monde. Un stratège visionnaire (du genre celui qu’ont paie chaque mois pour tirer la France vers le haut) verra un changement nécessaire brutal et rapide pour devenir un acteur de poids de cette industrie.

Interdire le mining ou prendre des décisions qui excluraient la France de Bitcoin (et ses acolytes européens) reviendrai à :

  • Empêcher le français de diversifier son patrimoine pour contrer la hausse de l’inflation qui accélère à vue d’œil.
  • refuser les +100 000 emplois en France que va générer le secteur d’ici 5 ans (voir le rapport complet)
  • offrir cette fameuse indépendance européenne aux états qui prendront le sujet au sérieux (USA, Chine, El Salvador, entrainant avec lui d’autres pays sud américains ?)
  • dépendre de ceux qui vont s’imposer comme leader dans leur secteur (gaming, finance, metaverse, NFT, data, etc…)
  • maintenir le français dans une position de dépendance aux décisions gouvernementales
  • et bien d’autres…

En faisant une rétrospective d’évènement récents, il ne fait aucun doute que la pandémie est venue transformer les processus commerciaux et d’entreprise, ainsi que les individus (solutions de réunions en ligne). La blockchain, les crypto monnaies et les plus généralement la fintec ont sût séduire les particuliers et les entreprises sur les questions financières.

Le conflit russo ukrainien ne faisant qu’accélérer les problèmes économiques européens, il est évident que les utilisateurs ne voudrons plus se passer de ces outils qui rendent les entreprises et les individus agiles sur leur gestion de vie personnelle, professionnelle et financière.

En parallèle, après une crise Covid gérée de façon plus que douteuse, nos dirigeants ont eu la brillante idée de vouloir mettre à genoux un pays fondamentalement puissant que toute l’Europe réunie :

  • indépendant énergétiquement
  • sans dettes
  • fournisseur de gaz officiel de l’Europe
  • 40% de la production mondiale des matières premières (allez vérifier ce chiffre quand même hein !)
  • armé suffisamment pour faire trembler le monde entier
  • un président chaud patate à la tête du pays

Sans compter qu’en France c’est :

  • un prix de l’essence en hausse exponentielle dont la baisse sera financée par nos impôts et l’inflation.
  • une dépendance militaire aux américains
  • une potentielle dépendance au gaz de schiste américain si Poutine décide de couper le gaz à l’Europe… juste pour nous montrer à quel point il peut nous faire mal.
  • un parc éolien qui coûte un pognon de dingue en entretien (par les chinois) et dont la production est limitée par la météo…
  • des centrales nucléaires fermées. Mais le projet d’en ouvrir 15 autres, décidé à la hâte quelques semaines avant les élections.

Et Bruno Le Maire veut mettre la Russie à genoux économiquement ? C’est un bon lui…

La réponse du ministre : “Demander aux français de faire un effort sur leur consommation énergétique.”

Dans le fond il n’a pas tord, ça ferait du bien à la planète. Mais bon, c’est pas une mesure, c’est déjà en place. Vu le prix du gaz, de l’électricité et de l’essence, les français le font déjà mais par nécessité, non par choix. La faute à qui en revanche ? Qui n’a pas été capable pendant bientôt 5 ans de protéger ses administrés de la hausse de l’ensemble des énergies ?

Sans oublier une gestion du Covid et les décisions plus que douteuses qui ont été prises :

  • triage de population
  • mise en place d’un système de tracking de données (pass sanitaire)
  • obstination vaccinale d’urgence malgré un recul limités des effets du vaccin
  • restriction des droits d’accès à certains lieux
  • demander aux enfants de protéger les adultes en tentant d’imposer un vaccin à l’efficacité douteuse à toute une génération. Et les effets secondaires qui peuvent y sont associés.
  • stratégie vaccinale recommandée par un cabinet de conseil qui conseille également Pfizer et dont la nature des actions n’a toujours pas pu être expliquée par le ministre de la santé.
  • projet de loi validé par le conseil constitutionnel présidé par Laurent Fabius, lui même papa de Victor Fabius, directeur associé du fameux cabinet de conseil.

Mais quel rapport avec la loi MiCA ?

La loi MiCA va se voter au niveau européen. Une Europe qui décline depuis de nombreuses années et dont les décisions prévalent sur celles des pays membres. Les citoyens de ces pays, dont la France, devront en subir les répercutions (positive ou négatives) sans pouvoir de décision. Et qui prend les décisions ? Ceux qui en ont le pouvoir bien entendu.

Quand ont voit que le gouvernement à pris le risque d’exposer presque l’ensemble de la nouvelle génération à de graves risques sanitaires. Sur base de décisions stratégiques et budgétaires opaques décidées en conseil de défense puis relayées à l’unisson par des médias qui ne remettent JAMAIS en cause les décisions gouvernementales.

J’ai du mal à me dire que nos décideurs politiques, financés par l’impôt des contribuables, soient juste incompétents. Et la loi MiCA vient justement toucher un sujet très sensible : la finance.

D’un côté Bitcoin est inarrêtable et de l’autre la finance décentralisée permet à n’importe qui de se passer d’une banque pour gérer et faire fructifier son capital. Pour ceux qui en doutent, ce n’est pas une vue spéculative du futur, la finance décentralisée (DeFi) existe déjà et génère des volumes de transaction de plusieurs milliards chaque mois.

N’ayez pas la naïveté de croire que ce sujet, dont les décisions peuvent impacter le secteur financier jusque dans son coeur, sera pris à la légère. Les institutions financières ont beaucoup à craindre de cette techno qui met en lumière les lacunes de l’euro et du système financier européen dans sa globalité.

Si vous avez pu constater la puissance de Bigpharma pour imposer un vaccin, imaginez celle de l’ensemble des banques centrales et banques de détail réunies…

Pour en revenir sur l’incompétence, oui il y a une véritable incompréhension sur ce qu’est Bitcoin et la blockchain dans son ensemble.

Mais pas seulement chez ceux qui vont voter la loi ou les responsables du gouvernement (même si on les paie pour un petit peu quand même) et c’est tout à fait compréhensible. Ce jeune écosystème casse totalement les codes et habitudes sur les questions de propriété et transfert de valeur. Il est vaste, complexe et évolue à une vitesse tellement hallucinante depuis plusieurs années qu’il est difficile à suivre, même pour les utilisateurs avertis. La pédagogie, la compréhension du domaine et ses enjeux sont à mon sens primordial pour prendre les bonnes décisions sur l’encadrement des crypto actifs.

Quand on y connait rien, le bon sens serait dans un premier temps de ne pas prendre de décisions qui pourraient retarder la France sur ce secteur stratégique.

En revanche, un candidat à l’élection présidentielle devrait y voir un merveilleux outil pour faire de grandes choses pour son pays.

La France s’est d’ailleurs imposée comme leader mondial sur plusieurs secteurs blockchain comme Ledger ou Sorare. Si l’on additionne ça aux talents tricolores qui œuvrent déjà sur les projets les plus ambitieux, ce futur candidat pourrait révolutionner le pays en quelques mois. Ce que personne n’avait réussi à faire jusque là. C’est un peu plus ambitieux qu’une presque suppression de taxe d’habitation en 5 ans…

À défaut d’être capable de créer de la valeur, on préfère tenter de la voler à ceux qui la créent. Il ne reste plus qu’à attendre les résultats.

Mise à jour : Le parlement EU se prononce CONTRE le bannissement du Proof of Work consensus sur lequel repose Bitcoin et encore pour quelques semaines Ethereum.

Maintenant que le risque d’un bannissement de Bitcoin est écarté, n’hésitez pas à utiliser des solutions centralisées comme Binance ou Swissborg pour acheter vos cryptos. Mais vous pouvez aussi utiliser Maiar qui propose l’achat de cryptos en CB sans frais sur un portefeuille qui vous appartient vraiment.

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