Salaires, pourboires, épargne, indemnités… Certains revenus perçus en 2025 n’auront aucune incidence fiscale en 2026. Voici la liste des sommes exonérées qu’il faut absolument connaître. Déclarer ses revenus n’implique pas toujours de payer des impôts. En 2026, plusieurs dispositifs d’exonération permettent à des millions de contribuables d’alléger ou d’éviter leur fiscalité. Le fisc accorde des tolérances parfois méconnues, mais qui peuvent faire une vraie différence sur votre feuille d’imposition.
Heures sup’, RTT, pourboires : des exonérations salariales avantageuses
Les heures supplémentaires ou complémentaires effectuées en 2025 bénéficient d’une exonération d’impôt jusqu’à 7 500 €. Cette règle concerne aussi la monétisation des jours de RTT. Quant aux pourboires, ils sont non imposables pour les salariés dont le revenu ne dépasse pas 1,6 fois le Smic. Ces revenus complémentaires, s’ils sont bien identifiés, n’alourdiront pas votre imposition en 2026, à condition de vérifier les montants préremplis dans votre déclaration. Retrouvez notre article sur le crédit d’impôt à domicile : ce qui change vraiment en 2026 pour les familles qui soutiennent un proche dépendant.
Apprentissage, stages et indemnités : ce que vous pouvez déduire
Les apprentis restent exonérés d’impôts jusqu’au plafond annuel du Smic (21 622 € en 2025). Pour les stagiaires, la rémunération liée à un cursus scolaire bénéficie également d’une exonération partielle, voire totale, selon les cas. À cela s’ajoutent certaines indemnités spécifiques, comme les pensions d’invalidité ou les retraites militaires, totalement exclues de l’assiette fiscale. Une vigilance sur la déclaration reste essentielle pour éviter de déclarer à tort des montants exonérés.
Livrets d’épargne et assurance-vie : vos gains peuvent rester nets
En matière d’épargne, les intérêts des livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune) sont intégralement exonérés d’impôt. Les gains des PEA ouverts depuis plus de cinq ans et les intérêts des PEL ou CEL ouverts avant 2018 échappent également à toute imposition. Quant aux assurances-vie, les retraits sont partiellement défiscalisés si le contrat a plus de huit ans, avec un abattement de 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple.
Épargne salariale, indemnités et petits cadeaux non imposables
La participation aux bénéfices et l’intéressement sont non imposables s’ils sont versés sur un plan d’épargne entreprise. Certaines indemnités de licenciement peuvent également échapper à l’impôt, selon les plafonds légaux. Enfin, les chèques-cadeaux offerts par l’employeur (mariage, naissance, Noël) sont exonérés jusqu’à 196 € par événement. Ces avantages, souvent oubliés, permettent de réduire efficacement votre base taxable.
Revenus locatifs : ce que vous pouvez gagner sans déclarer
Les locations meublées de courte durée et les chambres d’hôtes peuvent être non imposables si les loyers perçus restent en dessous des plafonds fixés par la loi. Ces revenus sont soumis à des conditions strictes, mais dans certains cas, aucun impôt n’est dû. C’est une opportunité à exploiter pour ceux qui disposent d’un espace à louer ponctuellement, sans alourdir leur fiscalité. Découvrez également notre article sur la succession 2026 : ces stratégies légales pour transmettre sans impôt font débat.
Conclusion
De nombreux revenus perçus en 2025 peuvent échapper à l’impôt en 2026, à condition de bien connaître les règles. Une bonne lecture de votre avis d’imposition et une vérification minutieuse de vos déclarations sont essentielles. Et vous, avez-vous identifié tous les revenus exonérés auxquels vous avez droit ? Partagez votre expérience dans les commentaires.
En tant que jeune média indépendant, CESdeFrance a besoin de votre aide. Soutenez-nous en nous suivant et en nous ajoutant à vos favoris sur Google News. Merci !

