Vignette Crit’Air Paris : en plein chaos, le Grand Paris reporte le vote sur l’interdiction des véhicules polluants en ZFE !

Le Grand , pris dans le tourbillon des émeutes, reporte un vote capital concernant la zone à faibles émissions (ZFE) et la vignette Crit'air à Paris, laissant en suspens la perspective d'une transition écologique dans la métropole.

Le conseil métropolitain ajourné sous pression

Dans un contexte tumultueux marqué par des émeutes nocturnes en Île-de-France, la métropole du Grand Paris (MGP) a pris la décision de reporter son conseil métropolitain initialement prévu le vendredi dernier. Patrick Ollier, le président de la MGP, a annoncé dans un communiqué que ce report était nécessaire compte tenu des défis auxquels font face les maires et les élus municipaux. Ce conseil métropolitain était censé se pencher sur un enjeu de taille : le report de l'interdiction des véhicules classés Crit'air 3 dans la ZFE du Grand Paris. Ce vote crucial a été ajourné « d'ici au 14 juillet ».

Lutte contre la pollution : un vote sur des charbons ardents

Le vote en question concerne le possible report du 1er juillet 2023 au 1er janvier 2025 de l'interdiction de circulation de 380 000 véhicules polluants classés Crit'Air 3. Ce report vise à combattre la pollution de l'air, notamment les particules fines et les oxydes d'azote.

Des voix discordantes

La perspective du report est sujette à débat, certains élus arguant que la question est particulièrement sensible en raison de l' et de l'absence de mesures d'accompagnement suffisantes pour aider les ménages à remplacer leur véhicule.

Portée de la vignette Crit'air 3

La vignette Crit'Air 3 touche les véhicules essence immatriculés avant le 1er janvier 2006 et les moteurs diesel immatriculés avant le 1er janvier 2011. Les deux-roues concernés sont ceux immatriculés avant le 1er janvier 2007. Pour les poids lourds, il s'agit des moteurs essence immatriculés avant le 1er octobre 2009 et diesel avant le 1er janvier 2014. En Île-de-France, le cumul des Crit'Air 3, 4, 5 et non classés représente 25% des véhicules en circulation.

Un horizon incertain

Patrick Ollier a précisé que l'ajournement du vote n'entraîne pas une mise en vigueur automatique de l'interdiction. Des conditions préalables, notamment une garantie de l'État pour un prêt à taux zéro pour changer de véhicule, ne sont pas remplies.

Les Zones à Faibles Émissions (ZFE) seront obligatoires à partir du 1er janvier 2025 dans toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants, couvrant ainsi 45 métropoles en France. L'enjeu est colossal et la tension est palpable, avec des élus aux opinions divergentes sur la manière d'aborder cette transition.

Des propositions variées

Geoffroy Boulard, vice-président de la MGP et maire du XVIIe arrondissement, a souligné l'importance d'un calendrier réaliste, tout en déplorant l'absence de soutien de l'État. Les socialistes et écologistes plaident pour un report « court » au 1er janvier 2024, tandis que les communistes appellent à une réforme en profondeur du régime d'aides. Les écologistes proposent également un système de verbalisation à visée pédagogique, sans sanctions applicables avant janvier 2025.

En résumé

Le Grand Paris se retrouve à la croisée des chemins, avec un vote décisif sur l'avenir de sa Zone à Faibles Émissions reporté en raison d'un contexte social agité. Les discussions sur l'interdiction de certains véhicules dans la métropole et le déploiement de la vignette Crit'air sont au cœur d'enjeux environnementaux et sociaux considérables. Les différents acteurs politiques sont appelés à trouver un consensus éclairé afin de concilier les impératifs de la lutte contre la pollution et les préoccupations des citoyens.

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Charlie Antona

Je suis consultante en marketing je passer des heures à élaborer des stratégies. En dehors de mon travail mes amis m’appellent “la reine des bons plans”, vous me trouverez probablement en train de faire du shopping car j’adore fouiner pour trouver les meilleures affaires.