Impôt sur le revenu : Bruno Le Maire veut rassurer les français, une indexation sur l’inflation pour ne pas pénaliser les salariés en 2024

Face à la montée de l’inflation, le gouvernement a pris une décision majeure concernant l’impôt sur le revenu. Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, assure une indexation du barème sur l’inflation, visant à garantir qu’aucun salarié ne paiera davantage d’impôt en 2024.

Une réponse directe à l’inflation

La décision prise par le gouvernement n’est pas anodine. Dans le contexte actuel marqué par une inflation soutenue, Bruno Le Maire a récemment annoncé sur LCI: “Je vous confirme que nous indexerons le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, c’est-à-dire 4,8%”. L’intention est claire: ajuster le barème de l’impôt à l’augmentation générale des prix, évitant ainsi une surcharge fiscale malgré les hausses salariales. C’est une démarche qui s’inscrit dans une certaine continuité. Rappelons qu’en 2023, un ajustement similaire avait été réalisé, prenant en compte une inflation de 5,4%.

Les implications concrètes pour les contribuables

L’indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation a des répercussions directes pour les salariés.

Le but premier est de s’assurer que des individus ne deviennent pas imposables uniquement parce que leur salaire a augmenté légèrement suite à l’inflation.

C’est une initiative qui a une portée significative. En effet, elle “représente quasiment 6 milliards d’euros de manque à gagner pour le budget de l’État”, selon les mots mêmes du ministre.

Face à cette indexation, quels seront les nouveaux seuils d’imposition? En 2024, après une revalorisation de +4,8%:

  • en dessous de 11.294 euros : l’imposition sera de 0%.
  • entre 11.295 et 28.797 euros : le taux d’imposition sera de 11%.
  • entre 28.798 et 82.341 euros : 30% d’imposition.
  • entre 82.342 euros et 177.106 euros : le taux s’élève à 41%.
  • pour les revenus excédant 177.106 euros : l’imposition sera de 45%.
À lire aussi  Géopolitique : Lancement de la nouvelle monnaie des BRICS et tensions géopolitiques mondiales

Un choix gouvernemental réfléchi

Le ministère des Finances éclaire sa décision en insistant sur l’importance de ne pas léser les ménages en raison de la hausse des prix à la consommation. Sans cette indexation, on assisterait à l’entrée dans le barème de l’impôt de 320.000 nouveaux foyers. Une perspective que Bruno Le Maire refuse catégoriquement, affirmant “qu’il est hors de question que des salariés, que des Français paient plus d’impôt sur le revenu ou entrent dans le barème de l’impôt sur le revenu à cause de l’inflation”.

Ce choix se présente donc comme une garantie pour les Français, dans un contexte où l’inflation affiche +4,8% en août. Pour le gouvernement, il est essentiel de maintenir une stabilité fiscale et d’accompagner les citoyens face aux défis économiques actuels.

🔥 Conseils : Augmentez votre pouvoir d’achat immédiatement !

Conclusion :

Avec cette décision d’indexer le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, le gouvernement confirme sa volonté de protéger le pouvoir d’achat des Français. Toutefois, comme avec toute décision fiscale, il sera intéressant de surveiller les retombées économiques à moyen et long terme, ainsi que l’accueil réservé par les contribuables à cette initiative.

Cet article a été partagé de nombreuses fois sur les réseaux sociaux. Merci de contribuer à sa viralité 👇
Cesdefrance.fr est un média approuvé par Google Actualité.
Ajoutez Cesdefrance.fr à votre liste de favoris pour ne manquer aucune news !
inscription Google actualité
Denis Chatelin : expert financier

Je suis expert en économie, finance et investissement, passionné par l’analyse des marchés financiers et l’optimisation des investissements. En tant que pigiste, j’aime partager mes connaissances et mes conseils pour aider les lecteurs à prendre des décisions éclairées en matière d’investissement et de finances personnelles. Mon objectif est de rendre l’information financière accessible à tous et d’aider les gens à atteindre leurs objectifs financiers à long terme.