Énergie : le prix du gaz est en baisse, allez-vous vraiment payer moins cher ?

La descente continue des tarifs du gaz naturel suscite de nombreuses questions parmi les consommateurs. Depuis le début de l’année, le prix repère du gaz a nettement fléchi, engendrant un souffle d’espoir chez les 11 millions de foyers français qui s’en servent principalement pour le chauffage. Cette baisse significative est-elle vraiment synonyme d’économies sur vos prochaines factures ?

Des prix en recul, une aubaine pour les ménages ?

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) annonce que, suite aux diminutions notées les mois précédents, avril verra encore le tarif du kilowattheure (kWh) baisser, s’établissant à 0,08792 euro TTC pour le chauffage et à 0,10914 euro TTC pour l’eau chaude et la cuisson. Cette tendance, marquant une réduction d’environ 4,5 % par rapport à mars, devrait influencer positivement les factures. En revanche, un élément reste à considérer : le coût de l’abonnement, défini annuellement par la CRE, qui se positionne à 102,94 euros pour la cuisson et l’eau chaude, et grimpe à 257,18 euros pour le chauffage.

Le prix du marché ne fait pas tout

Malgré un marché favorable avec une chute de 16% en cinq mois, due à un hiver clément et à des réserves abondantes, la facture des consommateurs ne s’allège pas forcément. À Toulon, Alain observe par exemple peu de changement sur ses dépenses, malgré une consommation modérée. La rigidité des contrats fixes, comme le sien, prévus pour un an, en explique une part. Pour les contrats à tarif variable, même s’ils suivent le cours du gaz, la transition n’est pas immédiate.

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“Les contrats gaziers nécessitent du temps pour refléter les fluctuations du marché”, souligne Sophie Méritet, de l’université Paris-Dauphine. Ainsi, une taxe ayant presque doublé au début de l’année neutralise partiellement les effets de la baisse des prix hors taxes, même si cette dernière se confirme pour les mois à venir.

Les ajustements de tarifs gaziers demeurent lents face aux variations du marché, tandis que la fiscalité peut freiner les retombées positives pour le consommateur.

La répercussion de la baisse des coûts du gaz sur les factures n’est donc pas immédiate. Bien que les tarifs du gaz au niveau de gros affichent un déclin, l’impact sur les dépenses domestiques est tempéré par la structure des contrats et la fiscalité. La vigilance reste de mise pour les ménages cherchant à optimiser leurs coûts énergétiques, avec une analyse attentive des offres et des conditions contractuelles.

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Charlie Antona

Je suis consultante en marketing je passer des heures à élaborer des stratégies. En dehors de mon travail mes amis m’appellent “la reine des bons plans”, vous me trouverez probablement en train de faire du shopping car j’adore fouiner pour trouver les meilleures affaires.

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