L’UNPI défend la création d’un nouvel impôt local qui serait payé par tous les résidents d’une commune, propriétaires comme locataires.
L’idée porte un nom : la « contribution universelle d’usage ». Ce dispositif concernerait l’ensemble des habitants d’une commune, au titre de leur utilisation des services locaux, et plus seulement les seuls détenteurs d’un bien immobilier. Pour l’instant, rien n’est adopté : ni montant, ni taux, ni calendrier d’entrée en vigueur n’ont été annoncés.
Cette proposition arrive alors que la taxe foncière a presque doublé en vingt ans. Entre 2005 et 2025, son montant a progressé de 93,4 %, pour atteindre 635 euros en moyenne par propriétaire en 2025, selon l’observatoire présenté par l’UNPI le 15 octobre 2026.
La contribution universelle d’usage, une idée portée par l’UNPI
L’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) représente les propriétaires et défend leurs intérêts, notamment à travers des consultations juridiques gratuites et un accompagnement fiscal, relayés par sa revue 25 Millions de Propriétaires. C’est elle qui suggère la création d’une « contribution universelle d’usage ».
Concrètement, ce nouvel impôt reposerait sur l’usage des services locaux, et non sur la détention d’un bien. Tous les résidents seraient concernés, qu’ils soient propriétaires ou locataires. La proposition prévoit une modulation possible selon les moyens des usagers. Des courriers ont été envoyés aux collectivités pour ouvrir le débat, a indiqué l’UNPI. Découvrez notre article sur la taxe foncière 2027 : ces retraités propriétaires seront exonérés si leur revenu ne dépasse pas ce seuil.
Une taxe foncière qui a presque doublé en vingt ans
La hausse atteint deux fois et demie l’inflation sur la période, et près de trois fois et demie celle des loyers, selon les chiffres de l’UNPI relayés par Le Figaro. En 2026, la progression moyenne est restée plus contenue dans les plus grandes villes, à 1,7 %.
La charge repose aujourd’hui uniquement sur les propriétaires. Les revalorisations annuelles des bases d’imposition, combinées aux taux votés par les collectivités, expliquent cette dérive, qui pèse particulièrement sur les retraités aux revenus fixes.
Ce que cela changerait pour les locataires, et ce qui reste flou
Si l’idée aboutissait, les locataires participeraient au financement des services locaux qu’ils utilisent au quotidien : voirie, déchets, équipements publics. C’est le cœur de la proposition portée par l’UNPI : une responsabilité partagée entre tous les usagers, et non plus un impôt réservé aux seuls détenteurs de biens.
Tout cela reste au conditionnel. Le périmètre exact du dispositif, l’assiette retenue et les services couverts ne sont pas détaillés. Aucun montant ni taux n’est annoncé. Le gouvernement a par ailleurs gelé la révision nationale des valeurs locatives, en confiant le dossier aux collectivités, ce qui rend le calendrier incertain.
En l’état, la « contribution universelle d’usage » demeure une proposition portée par l’UNPI. Elle ne s’applique pas demain. Propriétaires comme locataires peuvent suivre le débat, et vérifier leur avis d’imposition à chaque automne pour repérer d’éventuelles erreurs de calcul. Retrouvez aussi notre article sur la taxe foncière : 2026 est une parenthèse clémente, mais l’Insee a déjà chiffré le rebond de 2027.
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